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âes ouvrages de Dédale avoient été tran ("portés d’Oni-phaë dans cette ville, on voit qu’il faut attribuer.àces ouvrages, le goût que les habitans ont pris pourles arts, dont ils leur ont offert les premiers modèles ,qu’ils ont enfuite perfeftionnés. U ne faut qu’ouvrirla carrière à des peuples ingénieux, pour qu’ils lafranchiffent d’un pas affuré.
Il eft inutile d’avertir que les ouvrages du premierartifte qui ait détaché les bras &: les jambes desfigures, & qui leur ait ouvert les yeux, ne dévoientpas être des chefs-d’œuvre : niaifc Paufanias obferve quetout greffiers qu’ils étoient, on y remarquoit quelquechofe de divin. On y voyoit ce qu’auroit pu fairel’artifte, s’il étoit venu dans des fiècles, où il c$tpu profiter des découvertes & des progrès de tes pré-déceffeurs.
(î) Smius d’Fgîne fut contemporain de Dédale,mais ii ne parvint pas à la même célébrité: on n’eftpas obligé d’en conclure qu’il lui fût inférieur ontalent. Les voyages &les aventures de Dédale, l’oc-cafion qu’il eut de laiffer de fes ouvrages dans ungrand nombre de contrées différentes, durent con- ,tribuer à étendre fa réputation, Paufanias vit à Samos,dans un temple antique confacré à Junon, la ftatuede cette déeffe de la main de Smilis.
Depuis Dédale & Smilis, il s’écoula un grandnombre de fiècles pendant lcfquels les noms d’aucunartifte n’ont été confervés : mais fi les noms des ouvriersfe font perdus, on a perpétué le fouvenir d’un afl'ezgrand nombre d’ouvrages qui prouvent que l’art ne
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