êette contrée. Le même écrivain lui accorde ailleursle mérite d’avoir réufii à repréfenter des athlètes,des hommes armés, des chaffeurs. Il leroit fingulierqu’un artiile , qui vivoit long-temps avant la per-feéllon de l’art, eût représenté avec un fuccès remar-.quable des figures qui exigent du mouvement. Celaeft bien éloigné des figures roides que faifoie.nt Théo-dore & Téléclès qui dévoient être à-peu-près contem»ftorains d’Euchir. Mais je crois certain qu’il y a euplulieurs ftatuaires de ce nom , & que l’ancien Euchirdont parle Pline dans un endroit, n’eft pas le mêmedont il célèbre dans un autre, les fuccès pour le*figures de mouvement. C’étoit de l’ancien Euchir,ou peut-être encore d’un autre Euchir different desdeux que nous venons de diftinguer, que parloirAriftote, qu’il regardoit comme un coufin de Dé-dale, & à qui il attribuoit l’invention de la peinturedans la Grèce.
L’Euchir qui réuffiflbît à faire des athlètes pouvoicêtre le même qui étoit né à Athènes, fuivantPaufanias.& qui avoit fait'pouT les Phénéates, en Arcadie,une ftatue en marbre de Mercure. I! étoit différentd’un Euchirus de Corinthe , dent parle le même au-teur, & qui fut maître de Cléarque de Rhégium.
L’Euchir qui vint en Italie avec Démaratus étoitaccompagné d’Eugrammus, fon compatriote ,& mode-leur comme lui.
(8) Maxas, de l*Ile de Chio, ne peut-être placé àune époque plus reculée que la fin du lèptième fiécleavant notre ère , puifque fes arrière-petits-fils vivoiencdans la foixantième olympiade, J40 ans avant J. C.