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Tome cinquième.
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c’cfl: que les fujcts & les figures y dévoient être trop,multipliées; mais la réputation dont jouiffoit ce mor-ceau chez les anciens, fait préfumer qne d’ailleurs ilne manquoit pas de mérite. La ftatue principale n’étoitpoint de Rathyclès; elle portoit le caraélère d’unehaute antiquité, celui que les Grecs avoient empruntédes Égyptiens. Si l’on en eût ôté la tête, les mains& les pieds, ce n’auroit plus été qu’une colonne d’ai-rain; on n’y voyoit aucun art. Sa hauteur pouvoit êtrede trente coudées. Elle étoit coêffée d’un cafque &tenoit en mains un arc & une lance.

Cette ftatue groflicre, mais que fon antiquité rendoitrefpeélable, pouvoit remonter aux temps voifins deRhœcus àqui Paufanias attribue l’art defondre enairain.Cependant comme cet écrivain ne remarque pas que lesftatues de Rhœcus fuffent auffi imparfaites que celled’Amyclès, ou pourroit rapporter celle-ci à des tempsplus anciens, ce qui rcculeroit l’époque à laquellel’art de jetter des ouvrages en fonte fut inventé dans laGrece. Ce qui augmente les difficultés dans l’hiftoiredes arts chez les Grecs, c’cft que les auteurs n’oncpas eu affez d’attention d’obferver que les mêmesinventions s’étoient faites dans différentes contrées dela Grece à des époques différentes.

(1.9) Calumaque eft fur-tout célèbre par l’inventiondu chapiteau de la colonne corinthienne. Suivant lerécit de Vitruve, il la dut au hazard. Une jeune fillemourut -, fa nourrice dépofa fur fon tombeau , dans unecorbeille, les chofes qui lui avoient plu davantage,& pour qu’elles ne fuffent pas gâtées par l’impreflionde l’air, elle la couvrit d’une tuile. Il fe trouva quecette corbeille «toit pofée fur une racine d’acanthe j