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notre ère. Cette époque nous apprend en quel tempsvivoit Daméas, & la patrie nous faic connoître que l’artfloriffoit alors dans la partie de l’Itafie que l’on nommeGrande-Grèce.
(a 6 ) Iphicrate. Une courtifanne nommée Leæna(la Lionne) étoit dans la familiarité d’Harmodius &d’Ariftogiton qui confpiroient contre le tyran Hip-parque : ils la mirent dans leur fecret ; elle fut arrêtée ,appliquée à la torture , & mourut fans les avoir trahis.Les Athéniens voulurent lui marquer leur recon-noiflance par un monument public ; mais pour qu’onne leur reprochât pas d’avoir accordé à une courtifanneles honneurs d’une ftatue , ils la firent repréfenter fousla figure d’une lionne. Ce fut Iphicrate qui fut chargéde cet ouvrage; &, pour immortalifer le courageuxfilence de cette fille, il ne donna pas de langue à lalionne. Pline dit que cette figure étoit eftimée ; maisîl ne nous apprend pas fi elle fut faite peu de tempsaprès la délivrance d’Athènes. Si l’artifte que nousplaçons ici par conjeâure n’appartient pas à une époquepoftérieure, & fifon ouvrage méritoic les éloges quePline affure qu’on lui accordoit, il faudra convenirque l’art avoir fait des progrès confidérables dans laGrèce plutôt qu’on ne le croit communément.
(27) Agelades d’Argos. Nous avons peu de chofeà dire fur cet attifte dont on voyoit à Tarente deschevaux d’airain & des femmes captives : peut-êtremême aurions-nous omis fon nom; mais fon âge eltconnu , & peut nous faire connoître l’âge d’autresartiftes plus célèbres. Paufanias nous apprend que le