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un jeune homma qui fait rôtir des entrailles. Ilfouffloitle feu, & il eft vrailemblable que le gonflementde fes joues, &: la vérité de l'on a&ion , contribuèrentbeaucoup à la réputation de ce morceau. Ces véritéstriviales, dont l’exprellion n’elt pas d’ailleurs fansmérite, plaifent toujours plus au peuple que des con-ceptions plus nobles & plus dignes de l’art. La figure«Pun jeune homme foufflant aulfi le feu , dans letableau de Saint Paul prêchant à Ephèfe, par leSueur, attire bien plus les regards de la multitudeque le relie de la compolition. C’ell) même quelquefoisun défaut qui alfure , auprès du vulgaire, le fuccèsd’un bon ouvrage.
(43) Myrmécide de Lacédémone, fe rendit célèbrepar de petits ouvrages qui luppofcnt de bons yeux &beaucoup de patience , plutôt qu’un vrai talent. Il fitun char à quatre chevaux , qu’une mouche pouvoitcouvrir de ton aile. On parle aulfi d’un vaifleau qu’onpouvoit cacher tout entier fous l’aîie d’une abeille.Si ces ouvrages n’a voient pas le droit d’être admirés,parce que l’admiration doit être réfervée au vraibeau, iîsavoientau moins celui d’étonner, puifqu’ilséroient en marbre; ce qui ajoute à la difficulté. MaisElien a parlé judicieufement de ces chefs-d’œuvresmefquins , quand il a dit que ce n’étoit autre chofequ’une perte de temps. Cependant Myrmécide avaitla vanité de fe comparer à Phidias.
(44) Aicamene, d’une bourgade de l’Attique, futon des plus illuflres élèves de Phidias. Il fleurit,foivaat Pline, dans la 83 e olympiade, 448 ans avant