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» tous côtés, ce qu’on croit ne pas déplaire J la déeffe;» & , de quelque côté qu’on la voie, elle excite» une égale admiration. On dit qu’un homme épris» d'amour pour cette figure, s’étant caché, en jouit» pendant la nuit, & qu’une tache qui y refla futa» la marque de fa paflion. On voit à Gnide d’autres» ftatues de marbre d’artiftes illuftres -, un Bacchus» de Bryaxis, un autre Bacchus une Minerve dea» Scopas-, & ce qui prouve mieux la beauté de la» Vénus de Praxitèle, c’eft qu’entre ces beaux ouvrages,» on ne parle que d’ellé feule. Il y a de Praxitèle un» Cupidon que Cicéron reproche à Verres d’avoir» enlevé ; c’efl: pour cette figure qu’on alloit voir» Thefpies : il eft aujourd’hui placé dans le portique» d’Oétavie, Il en fit un autre nud à Parium, colonie» de la Propontide : il égale en réputation la Vénus de» Gnide, & il a reçu le meme outrage ; car Alchidas» de Rhodes en fut épris, Sc y laifla le môme veftige de» fa paflion. Les ouvrages de Praxitèle , à Rome, font» une Flore , un Triptolème , une Cérès dans les jardins» de Servilius -, les fimulacres du Bon-Succès & de» la Bonne-Fortune, qui font dans le Capitole ; des» Ménades, ce qu’oft appelle des Thyades & desj» Caryatides; des Silènes enfin; 8c, dans les mo-3» numens d’Afinius Pollion, un Apollon & un Ncp'» tune «.
Peut-être Praxitèle n’avoit-il pas encore fait fa célèbreVénus, quand il préférait à tous fes a utres ouvrages fonAmour & fon Satyre. Voici comment l’auteur duvoyage du jeune Anacharfis raconte, d’après Paufa-nïas, que Phryné lui furprit cette aveu. 11 étoit éperdue-ment amoureux de cette courcifane, & elle vouloir avoir