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Lyfippe, Schénïs , Euphronide , &c ; & Plinecopié cette date dans fon ouvrage. Il auroic dû penferqu’un artifte employé de préférence à tous les autrespar un fouvera'm , florifToit avant la mort de cePrince, & que même fa célébrité avoit commenceavant que le Prince employât les talens.
Lyfippe avoit été d’abord un fimple ouvrier en airain.Quand il voulut fe livrer à la ftatuaire, il confulta-le peintre Eupompe pour favoir quel ancien artifte ildevoir prendre pour modèle ; mais Eupompe lui mon-trant une multitude raffemblée : « Voilà ce que vous» devez étudier, lui dit-il; la nature, & non desjr arciftes ». C’eft apparemment ce qui avoit faitcroire à Duris que Lyfippe n’avoit pas eu de maître ;mais il pouvoit avoir eu des maîtres, & être déjàmême un élève avancé , quand il confulta Eupompe furle modèle qu’il devoit l'uivre. La marche ordinaire desartiftes eft de fuivre d’abord fervilement les leçons d’unmaître, de s’élever enluite au-deffus de fon autorité t& de chercher de nouveaux maîtres dans les ouvragesdes artiftes célèbres ou dans ceux de la nature.
Nous allons rapporter ici ce que Pline a dit de Ly-fippe , & nous ne ferons que tranl'crire la tradu&ionlittérale de M. Falconer.
» Lyfippe éroit très-fécond, & c’eft celui de tousj> les ftatuaires qui a fait le plus d’ouvrages. De ce3 ) nombre étoit un homme au bain qui fe frotte, &33 que M. Agrippa avoit confacré devant fes bains ;33 cette ftatue fut fi agréable à l’Empereur Tibère, que» ce prince, qui fut fe commander à lui-même dans» les commencemens de fon règne, neputréfifter à la» tentation de l’enlever, & de la faire mettre dans