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qu’à s’en tenir au premier nombre, & alors la lugpo-lition n’aura rien d’extraordinaire.
On peut tout au plus reprocher à Pline d’avoir dk quechacun de ces modèles de Lyfippe auroit fuffi pour l’il-luftrer. Il eft impoffible qu’il n’échappe pas des ou-vrages médiocres à un homme qui en fait un fi grandnombre: mais, jufques dans ces ouvrages médiocres,on font encore la main du maître habile , & cela fufficpour qu’un amateur dife, & qu’un écrivain répète,que chacun de ces morceaux auroit fuffi à la gloire del’artifte.
On lit le nom de Lyfippe fur le focle d’une ftatuedu palais Pitti à Florence. C’eft vraifemblablemenr,dit Winckelmann, une fupercherie antique-, on faitque les anciens fe permettoient ces fortes de men-fonges. La ftatue du palais Pitti eft en marbre, &le filence des anciens peut nous faire légitimementdouter que Lyfippe ait jamais travaillé le marbre. Plinene le nomme que dans fon 34 e livre qu’il a confacréaux artiftes qui ont travaillé en bronze.
A propos de Lyfippe, ftatuaire privilégié d’Alexandre,nous allons parler d’un ouvrage qui n’eft pas de Ly-fippe, ni même de fon temps, mais qui repréfence untrait de la vie d’Alexandre; Ion entretien avec Dio-gène. Si nous faifons mention de ce morceau, c’eftparce qu’il prouve que les modernes pêchent contreI e coftume, en repréfentant le philofophe cynique dansun tonneau. Ce bas-relief nous le montre dans un deces grands vafes de terre que nous appelions des jarres.Sur cette jarre eft un chien qui indique la feôe du phi-»hnfophe.
T.t iv