S C Ü 6 js
[ yf ) Pasîtelb appartient au troifième fiècle avantftotreère. Né dans la grande Grèce, à l’extrémité de l’I-talie, il reçut le droit de citoyen Romain, lorfque c»droit fut donné aux habifans'’des villes de cette contrée»Il avoit fait un Jupiter d’ivoire qu’on voyoit dans lepalais de Métellus. Pline ajoute que cet artifte avoitfait beaucoup d’autres ouvrages, mais dans la fouledes ftatues que Rome renfermoit, on ne (avoit plusquelles étoient celles qui étoient de fa main. C’eft doncfur la foi de Varron que nous croirons que fes talensétoient dignes d’éloges. Il parole qu’il s’étudioit àrepréfenter des animaux. Pline raconte quecefculpteurétant un jour fortement appliqué, fur le port, à delfinefou à modeler un lion qu’on venoir d’apporter d’A-frique, une panthère s’échappa de fa loge, & mit fesjours en danger. Il avoit écrit cinq livres fur les chefs-d’œuvre qui le trouvoient dans le monde entier.
Pline ne croit pas que ce Paficèl& foit le môme quieut pour élève un Colotès de Paros, auteur d’une tabled’or & d’ivoire fur laquelle les vainqueurs aux jeuxolympiques dépofoient leurs couronnes.
Depuis la fin du quatrième fiècle avant notre ère ,les arts languirent fans honneur dans la Grèce fub-juguée. Peut-être quelques uns des artiftes dont noqsliions les noms dans Pline & dans Paufanias, fansapprendre le temps où ils ont vécu, appartiennent-ilsaux fiècles poftérieurs : mais nous n’avons aucunmoyen de les rapporter à des époques même canjeflu-rales. La magnificence des Ptolémées attira les arts àAlexandrie; on fait qu’ils y jettèrent quelqu’éclat,mais on manque de matériaux pour tracer l’hiftoire desartiftes Alexandrin* & de leurs ouvrages. ( L, )
V v ij
N