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lb prend Couvent pour l’effet de la fenfibiliti : Ainfi l'onpeut dire qu’il y a du fentiment dans l’ouvrage d’unardfte, comme l’on diroic qu’il y en a dans l’ouvraged’un poëte. Tous les peintres & Itatuaires qui réuffiflentdans la partie de l’exprelfion, montrent du fentiment ,puifquc l’expreffion dans l’art ne peut être produiteque par une fcnfibilité exquilc.
Mais le mot fentiment a une lignification danslaquelle il appartient à l’idiome particulier des ardftes,& il s’applique alors à une partie de l’art qui tientà l’exécution. C’cft ainfi que l’on dit d’un contourqu’il y a du fentiment, ou.de quelque partie d’unefigure qu’elle eit faite avec fentiment. Mais ce moten prenant une nuance étrangère à Ion acception com-mune, ne s’écarte cependant pas de cette acception ,ptiifqu’ii marque toujours un réfultat de la lënlibilité.En effet, c’eût parce qu’un ardfte lent fortement cequi fort à bien exprimer les formes de la nature, qu’illes rend par un trait rejftiti , Sz qu’il donne à Ion traitce qu’on appelle du fentiment. C’elt parce qu’il s ’ e £bien rendu compte de ce qu’il y a de principal dansune partie qui fait l’objet de l’on étude, c’elt parceque ce caractère principal excite en £bn amc une len-l’arion vive, qu’il exprime ce caraétère avec fentiment.Comme l’orateur prononce avec fentiment , une véritécapitale dont il cft bien pénétré , comme Ton accentclt alors plus appuyé, plus vif, plus véhément demême l’arriltc qui veut imiter un objet de la nature,employé les moyens de fon art pour appuyer, en quelqueforte , davantage, pour acculer avec plus de, force,pour rendre d’une manière plus frappante , ce quicontribue furtouc à bien exprimer l’apparence de te
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