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tours auraient de la raideur , fi les lignes droites ydcmiinoient : ils doivent décrira une grande variété decourbes, & être par confisquent fiiueux 1 , c’efï ce queles artiftes expriment, quand ils parlent de contoursondoyans , ou de lignes ferpentines quo décrivent lescontours. ( L. )
SITE. ( fubft. mafc. ) Ce mot, dans le langage de lapeinture, lignifie ce que veut dire, dans le langageordinaire, ficuatioti d’un lieu, lorfqu’on dit, une belle ,une agréable , une riante fiuatiort.
Quoique le mot jîte appartienne plus particulièrementà la peinture du payfage, il n’eft point du tout étrangerau genre de l’hiftoire. En effet la perfeélion à laquelledoit tendre le peintre d’hifloire, exige, par rapportaux fîtes , un choix très rail'onné.
Premièrement, parce que le fie doit contribuer àdéfigner le lieu de la fcène , la faifon & môme lapartie du jour où s’efl paflee l’aélion qu’on repréfencc,& que, par ces propriétés, il fait quelquefois une partietrès effentielle du cofhtme.
Secondement, parce que le fie , par fa nature 8c foncaractère, doit, en s’affortiffani à l'aétion , contribuerà l’effet général, à la poélie , 8c quelquefois mêmeà la moralité du fujet.
Comme les fies des tableaux d’hiftoire font généra-lement compofés par le peintre , & ne peuvent quedifficilement Être exécutés d'après la nature , le foinle plus effenriel qu’on doit avoir, après le choix ducaraélere , & après avoir arrêté les difpofitions géné-rales , eft de déligner lès plans de manière que le»dimenfions des terrains 8c des objets qui s’y trouvent,eu indiquent les efpaces oi les éloignemens.
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