Band 
Tome cinquième.
Seite
749
JPEG-Download
 

S T A 748

gué. Il eft emprunté du vetbe italien Jlentare , quilignifie pâtir, être mal à Ibn aife, fe donner de 1*peine.

Un peintre doit fe donner de la peine pour parvenirà plaire; mais il ne plaira pas s’il laifle fentir la peinequ 1 il s’eft donnée. Quand on a bien travaillé pour finirun tableau, il refie Couvent un dernier travail à fairepour empêcher qu’il ne paroifle Jlanté. ( L. )

STATUAIRE (fubft. mafc. ) Sculpteur. Quoiquece mot appartienne au ftyle élevé, il eftnéceflaire, mêmedans l’ufage commun, pour diftinguer le fculpteur quifait des ftatucs, de celui qui ne fait que des ornements.Tes latins employoient le mot ftatuarius pour fignifierl’ariifie qui faifoit des ftatues en bronze. C’eft dans cefens que Pline en fait ufage. U appelloit l’artific quitravailloit en marbre fculptor , marmorumfculptor. Cettediftinftion avoit beaucoup de juftefie. L’artifie qui faitUn ouvrage que l’on doit couler en bronze ne fculptepas, il modèle. (L.)

STATUAIRE (fubfi. fétu.) La ftatuaïre eft l’arcde faire des ftatues. Socrate exerça la jlatuaire avantde fe livrer à la philolbphie.

STATUE (fubft. fem.) Figure fondue en bronze,'nu fculptée en marbre, e» pierrq, en bois. Ce motvient du verbe latin Jlare qui lignifie ft tenir debout.On ne devroit donc appeller ftatues que des figure sdroites, & laifierlenom générique de figures à cellesqui font affiles ou couchées. Cependant l’ufage l’emportefuries convenances étymologiques, &, par exemple,