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dans la langue de l’art, à la taille , à l’enfemble Jqu’à de moindres parties.
On ne dit pas, des bras , des jambes fveltes ; maison dit, une taille fvelte en parlant de celle d unenymphe, ou du corps d’un jeune homme ; & l’onentend, en parlant ainfi de l’une & de l’autre, uneproportion dans toutes les parties de l’enfemblc quidénote qu’il eft léger , difpos , en même-temsqu’agréable. Cette dénomination emporte môme quel-que chofe d’un peu élancé qui appartient au déve-loppement de la jeunefle.
L’enfance n’eft pas jvelte 8c ne doit pas l’être :c’eft un état encore trop imparfait. La rondeur, lamollette des parties, la fraîcheur,la naïveté, la grâcequi vient de l’accord des iropreflïons & des mouve-mens font des compenlations qui lui fuffifent. Lesfendmens que l’enfance infpire reffemblent au plaifirque donne l’efpérance.
La jeunette, dans (on épanouïffement, c’eft-à-dire,aux approches de l’adolefcence, devient fvelte : ellel’eft encore, ou du moins elle a encore de l’élégancedans l’âge qui fuit ; mais la virilité confirmée com-mence à changer de cara&ère ; car la nature , qui ,dans les âges précédens, avoit l’air de s’élancer pouratteindre le terme de fa parfaite croiffance, s’appuie &le repofe, pour ainfi dire, fur elle-même, lorfqu’el'ley eft parvenue. Elle fe pare alors d’une forte de«onliftance : le corps devient mufclé. Il paroît s’enor-gueillir d’une vigueur qui fait difparoître le fvelte &rallentit l’agilité.
Donner une tête de plus à la dimenfion totale d’unefigure , pour la rendre fvelte , eû un moyen plus