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Cette obfervation n’avoif pas échappé à M. Cochin.
» Il doit vous être venu à Rome, dit-il dans une» de fes lettres à un jeune artifte, une penfée donc» j’ai fouvent été occupé pendant le féjour que j’y» ai fait : c’eft que la peinture dont on nous fait à» Paris un phantôme effrayant, vu toutes les qua-» lités qu’on exige dans le peintre, paroît confi-» dérablement moins difficile en Italie, lorfqu’on» obferve toutes les différentes manières des grands» maîtres, 8e même les défauts ou l’abfence de beauté» qu’on leur pardonnoit ; il l'emble qu’on auroit pu» être quelqu’un de ces maîtres , chacun liiivanr» fon inclination. Si je ne puis être un Guide, diroit-» on, je pourrois du moins être un Caravage , ou» enfin un Valentin. Si l’on n’exigeoit pas un coloris» plus précieux que fouvent on en voit dans les» maîtres les plus eflimés , je pourrois me livrer tout» entier à l’étude du deffin. Mais fl je fuis un Daniel» de Volterre , on dira que j’ignore ce que c’eft» que de peindre ; un Pietro da Cortona, on men querellera fur mes licences; un Paul Veronèfe,on» s’écriera que je ne fais pas deffiner. Apprenons» donc tout, fauf à ne favoir de tout qu’un peu.
» Je le répété ; il ne fert de rien de crier contra» fon fiècle : il faut fe foumettre, & faire le moins» mal qu’on pourra. »
Mais il faut dire auffi qu’en fa fbumettant au goûtd’un fiècle blazé , on réunit toutes les parties à undegré médiocre ; que de toutes ces parties médiocresféfultent de médiocres ouvrages, & pour l’artifte, tun honneur médiocre qui ne lui furyivra p* s >