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Tome cinquième.
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Les femmes affligées, les veuves fe coupoienc le*cheveux. Dans la haute antiquité, les enfans quiavoient le malheur d’être prives do leur père, dé-pofoient leurs cheveux fur fa tombe. C’ett ce que firentOrefle & Eleftre , comme nous l'apprend Euripide,& comme on le voit par leurs ftatues à la Villa -Ludovifi.

On voit des femmes & même des Déefles coëfFée*d’un réfeau qui enveloppe leurs cheveux. L’ufagedes boucles d’oreilles étoit commun , & les artifiesantiques ont même prêté cet ornement à des divinités.U ne refte, il ell vrai, que deux figures antiquesqui aient des boucles d’oreilles ; mais on en voitun grand nombre qui ont les oreilles percées : lesboucles le font perdues, parce qu’elles étoient d’or,& peut-être même enrichies de pierreries. Les fillesde Niobé, la Vénus de Médjcis, pour ne pas parlerde ftatues moins célèbres, ont les oreilles percées»Buonarrotti s’eft trompé quand il a foutenu qu’on netrouvoit des oreilles percées qu’à des têtes repréfentantdes Déeffes : on en voit à des têtes qui l’ont desportraits , & à des cariatides qui apparamracnt nereprésentent pas des divinités. On fait que chez lesRomains, les femmes & les jeunes hommes pottoientdes boucles d’oreilles qui étoient -fouvcnc d’un grandprix. IMaton, Xénophon ne nous permettent pas dedouter qu’il en étoit de même dans la Grèce : & quandles écrivains auroient gardé le filence fur cet objet,on voit Achille avec des boucles d’oreilles, fur unvafe antique de terre cuite de la bibliothèque duVatican.

Wincielmann parle aufil d’un ornement que le*