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Nous ne croyons pas, en ce qui touche notre sujet, qu'on ait essayé jusqu’ici de séparerpar types et de classer par ordre l’héritage ornemental qui nous a été transmis par les peuplesde l’Orient. Cependant, chacun d’eux, par rapport au climat qu’il habite, aux règnes végétalet animal qu’il soumet à son usage et surtout sous l’influence de la religion qu’il professe, reçoitdes inspirations diverses qui lui font un génie particulier, une sorte d’originalité.
II est facile de saisir et de reconnaître, à l’aide d’un peu d’observation, les créations quisont propres aux uns et aux autres, soit qu’ils en aient gardé exclusivement la tradition en secondamnant à une immobilité absolue, comme les Chinois, soit qu’ils aient donné à leursdescendants la liberté d’aller en propager le germe fécond sur tout autre point du globe, commeles Persans et les autres habitants de l’Asie occidentale.
On retrouve dans les étoffes qui composent notre feuille, les mêmes éléments de compositionque dans les monuments et les manuscrits de l’ancienne Perses. Ses sculptures et ses miniaturesd’enjolivement sont identiques à nos spécimens. Ce rapprochement a, d’ailleurs, été prévu dansl’une de nos planches.
Les rayures horizontales constituent un type à part dont nous donnons ici deux beauxexemples d’après des échantillons tirés, pour le premier, du musée de Cluny, à Paris, de celuide Kensington, à Londres, et de la collection Gay, à Paris. Les dessins des deux pièces sontempruntés à notre propre collection. Ces étoffes nous paraissent de fabrication sicilienne surmodèles purement persans. Nous verrons bientôt, guidé par un travail du savant M. Lenormand, unautre type qui nous permettra de nous étendre sur ce sujet.