TYTE ‘DE COaAlEoAR TléMET^TS ORC^ÉS
Après s’être associé au luxe de la première moitié du xvi» siècle par des combinaisons purementgéométriques, le type des compartiments, à une date, d’ailleurs, de très peu postérieure à celle où sedéveloppa sa première manière, admit dans ses nouvelles compositions une fantaisie plus large, unevariété de décoration de fleurs ; , de feuilles et d’entrelacs qui, en complétant l’effet de cetélément décoratif, lui donna un caractère tout différent des premières conceptions de ce genre.
On appréciera notre remarque en considérant, à la droite de la planche, les deux spécimenssuperposés qui l’occupent de ce côté -, l’un et l’autre trouvent dans le tracé d’une circonférencel’origine de leur composition. Si nous en supposons la figure, nous trouverons sur son contour sixcercles plus petits disposés et adoptés à la convenance du sujet ; une grenade centrale termine cettecréation.
On a usé d’un tout autre moyen pour rompre ces mêmes circonférences dans le second modèle.On y voit des rosaces d’entrelacs, d’où s’échappe le fil conducteur d’un labyrinthe qui va rejoindreune autre rosace, d’où il repart de nouveau jusqu’à ce qu’il ait accompli entièrement la révolution ducercle qu’il doit suivre. Les milieux sont remplis, d’abord, par un premier rang composé de ces vasesdont le dessin est familier à la Renaissance, puis, par un deuxième formé de grenades; de telle sorteque le premier de ces rangs succédant au second, ils se répètent dans une alternance qui naurad’autre fin que celle de l'étoffe même.
Les deux autres pièces placées dans la partie à la droite de la planche ont pour base : la première,des carrés juxtaposés ; la seconde, des carrés enchevêtrés qui se perdent les uns dans les autres, aumilieu de capricieux détails qui n’empêchent pas les compartiments d avoir leur tournure régulière etles caissons de se soutenir hardiment dans les fleurs et les feuilles dont ils sont environnés.En somme, ces ensembles fournissent des compositions du meilleur goût de la Renaissance.