XVII* SIÈCLE
SOIERIES (France)
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Rien de plus français que cette création de la fabrique de Lyon -, on avait tout employé, toutessayé, les vases, les architectures, les fleurs, les branches, on employa l’arbre tout entier, soit enle laissant dans son état de végétation, soit en le représentant arraché du sol, porteur de sesfeuilles, de ses fruits et de ses fleurs.
Ces deux genres sont reproduits sur la planche : le premier, dans le spécimen du milieu,où l’arbre se voit debout, le tronc s’élançant sur le sol; un second exemple de cette disposition setrouve dans l’échantillon à fond brun, où l’arbre, d’un dessin plus correct et plus voisin de la nature,est chargé de fruits rouges; là, il prend naissance sur un véritable terrain. Cet échantillon, si l’onconsidère les fleurs semées qui accompagnent sa décoration d’arbres plantés, peut, par le rappro-chement de dessin, nous montrer le classement chronologique du type qui nous occupe, commeprécédant de peu d’années celui des fleurs semées.
Les trois autres pièces, qui complètent les modèles de la planche, sont des interprétations d’arbresde diverses espèces, arrachés et placés dans diverses positions pour en constituer un élémentdécoratif, reproduisant le même motif; ainsi, dans la partie haute, on distingue parfaitement unevigne chargée de raisins, tandis que dans les autres parties, la composition est purement fantaisiste.
Ce type prenait quelquefois un développement considérable, et le raccord du dessin n’occupepas moins de un mètre dans l’échantillon du milieu.
Tous ces tissus sont de magnifiques damas de Lyon, dont l’épaisseur étonne autant que labeauté de la fabrication.