SIÈCLES DIVERS
ART ARABE
TISSUS DE COTOC \Ç, LI&C ET SOIE
Il ne saurait entrer dans le plan de notre ouvrage de faire une étude approfondie de l’artdécoratif des tissus de provenance arabe proprement dite. Ce peuple, essentiellement nomade,a puisé partout en Orient et à toutes les époques, la plupart des motifs d’ornements qu’il atransmis aux autres nations, soit au moyen de ses établissements en Sicile et en Espagne, soitpar la voie des marchés d’Asie et de Constantinople.
Nous donnons dans notre planche un aperçu des sources principales auxquelles les Arabes onteu recours, sans négliger toutefois ce qui paraît être le propre de leur invention.
L’Égypte est, à n’en pas douter, le berceau primitif des cinq pièces tissées en coton et dontles deux premières, placées aux angles de la partie supérieure de notre feuille, montrent, l’une destriangles superposés, et l’autre des losangés rouges sur fond blanc. La même disposition se retrouve,on le voit, dans les trois plus petits motifs figurant à droite et à gauche du morceau de soie tissé d’orà écriture arabe. Ce curieux échantillon reproduit sans doute un verset du Coran; la pièce qui le dominedont les trois couleurs, or, bleu et rouge, sont sur fond blanc teinté de gris, ainsi que le spécimenplacé au-dessous et que relèvent des tons de bleu, jaune et vert, sont dus à l’inspiration nationale.
L’influence beaucoup plus moderne de la Perse ou de Constantinople, se fait remarquer dans lesdeux autres sujets composés de palmes et de rosaces.