ILE-DE-FRANCE.
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autres « corps dhostels Il nest pas jusqu’aux lucarnes qui devaient être abso-lument semblables, c est-à-dire, comme dans la cour Ovale, <c garnies de pilliersportant basse et chapiteau, frize, corniche et frontespie 2 ».
Là aussi s’élevaient, en plus grand nombre qu’ailleurs, ces grands tuyaux decheminée dont Serlio a conservé le souvenir 3 . Tous étaient bâtis en briques avecincrustations de pierre blanche, ce qui devait produire le plus agréable aspect + .Leur présence s’explique par la nécessité de chauffer, non la galerie proprementdite qui ne paraît pas avoir été autre chose qu’un lieu de passage, un simplepromenoir 5 , mais les salles de bains richement décorées, qui s’étendaient au-dessous. Ces dernières, en outre, quelques années plus tard, entraînèrent tout lelong du corps de bâtiment la construction d’un portique dont on a voulu fairebien à tort honneur à Henri IV, puisqu’il est nettement indiqué dans les gravuresde Du Cerceau. Sa ressemblance parfaite avec le rez-de-chaussée du pavillon quidonne sur l’étang, du côté de la galerie d’Ulysse, en fixe même la date à l’annéei^4 6 . Alors cette partie du château, au moins dans les limites prévues par lepremier devis, était depuis trois ans terminée 7 et l’adjonction dont nous parlonsdut faire l’objet d’un contrat entièrement nouveau 8 .
Il est probable qu’au début, beaucoup d’incertitude exista sur le genre dedécorations que Ton appliquerait intérieurement à la galerie élevée par Gillesle Breton. Mais l’arrivée du Rosso vint trancher définitivement la question, car
1. « Et en chacun desdits murs ériger trois assises de pierre de taille de grez, et pareillement toutes les chesnes depierre de taille qu’il appartiendra pour porter les bouts des poutres des planchers de ladite gallerie, lesquelles chesnes por-teront contrepilliers saillans par dehors œuvre, depuis la hauîteur du premier plancher en amont jusques à l’entablement avecbasses, chapiteaux, arquitraves, corniches et entablemens, lesquels arquitraves, corniches et entablemens se continueronttout le long desdits deux pans de murs de la hauîteur, niveau, façon et ordonnance que ceux desdits corps d’hostels devantdéclarez.» Comptes des bâtiments du Roi , t. I er , p. 43.
2. Id.. p. 42 et 44.
3. Trois d’entre eux sont reproduits, liv. VII, p. 71.
4. Serlio, qui naturellement trouve moyen de tout critiquer dans le pays qui l’avait si généreusement adopté, écritnéanmoins à ce sujet : « Ma non crediate perô, discrettissimi Lettori, che quei camini, che ho detto di sopra, fatd dimattoni, habbiano la proportione et forma, che hanno i qui davanti dimostrati : ma sono di quella maniera , che puo haverfatto un muratore } il quale non habbia i termini délia buona architettura », lib. VII, cap. xxvn.
5. En parlant de la galerie de François I er , Benvenuto Cellini (lib. VI, cap. iv) se sert du mot Androne quirépond parfaitement à l’idée que nous émettons.
6. Voir plus haut, p. 186. — Il est probable que, tout d’abord, on n’eut pas des idées bien déterminées sur la desti-nation des pièces du rez-de-chaussée. La voie qui sous le nom de rue Neuve passait sous la galerie, ainsi que nous 1 avonsvu, ne laissait pas à cet égard entière liberté. Mais, après la suppression de cette servitude, il en fut autrement et c estalors, croyons-nous, que l’on songea à créer des étuves et, comme conséquence, a élever le portique en question.
7. En 1531, on travaillait déjà au parquet de la galerie. Comptes des batiments du Roi, t. I , p. 76.
8. On objectera peut-être que le portique, dont nous plaçons la construction sous François I , ne figure pas dansl’ancienne vue du château à laquelle il a déjà été fait plusieurs fois allusion. Mais cette fresque n indique pas non plus, aucentre, le petit avant-corps qui fut certainement construit dès le premier instant, puisqu’à la date du 6 mars 1534, il estquestion dans les Comptes (p. 69) de sommes payées a Josse Maillard pour sa couverture. En définitive, il n y a donc pasà tenir grand compte, pour les détails, d’une représentation nécessairement très sommaire. Ajouterons-nous maintenant quetout ce que nous venons de dire ne se rapporte nullement au portique existant aujourd hui. Ce dernier pourrait bien, eneffet, avoir été construit sous Henri IV, sinon même un peu plus tard.
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