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LA RENAISSANCE EN FRANCE.
Pierre et François l’Heureux, Martin le Fort, Pierre Nanyn, Étienne Carmoy 1 ,voilà les artistes qui, dans leur désir de plaire au roi, se sont autorisés des croissantsde sa devise pour représenter partout Diane et ses attributs. Sans doute nul nese méprenait sur le sens de ces allusions qui n'en demeuraient pas moins enapparence d’une irréprochable correction 2 .
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PLAN DE LA SALLE DES CARIATIDES AU LOUVRE.
Comme tous les châteaux féodaux, l’ancien Louvre possédait une grand’sallebasse et une grand’salle haute 3 ; la première destinée aux gens de service, laseconde au maître et à ses familiers. Pareille disposition fut consacrée en quelquesorte dans les bâtiments de Pierre Lescot, qui montrent encore deux vastes piècesplacées l’une au-dessus de l’autre. Quant à l’intérêt qui s’attache à chacune d’ellesil est fort différent et nous trouvons seulement au rez-de-chaussée quelque motifde nous arrêter un instant. Là, en effet, se dressent au revers de la porte prin-cipale les magnifiques cariatides de Jean Goujon. Une simple tribune réservéeaux musiciens dont le concours était nécessaire chaque fois que, dans cette salle,se donnait une fête de la Cour, est devenue sous le ciseau du grand sculpteurl’incomparable merveille que, depuis trois siècles, ne cessent d’admirer toutes lesgénérations. Et de fait le maître s’est surpassé lui-même en cette occasion. Sansrien négliger de la grâce et de la délicatesse qui sont qualités inhérentes à sontalent, il s’élève jusqu’à la plus haute distinction et ce groupe de quatre figures
1. Comptes des bâtiments du roi : t. II, p. 79 et 112.
2. Balcard, dans Paris et ses monuments (an XII, in-folio), donne une vue de l’escalier du Louvre « prise aupremier étage ». Il reproduit en outre les détails suivants : plafond du premier palier ; caisson principal de la secondevoussure; plafond du second palier; une rosace; un mufle de lion; une figure de paon; un chien.
3. Comptes des bâtiments du roi } t. I er , p. 250 et 260.