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Tome III.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

forma le château d’Espinay, aux environs de Vitré \ La distance ne serait pasun obstacle et le mode de procéder est à peu près identique des deux côtés.Néanmoins tout se résume en une simple conjecture sur laquelle il est peut-être raisonnable de ne pas trop appuyer.

En dehors des grands châteaux qui tous appartenaient à des familles plus oumoins illustres, il existe un certain nombre d’habitations relativement modestes^bien que dignes assurément d’attirer l’attention. Tels sont les manoirs de Carheilet de Kerpoisson, à peu de distance de Guérande. L’un et l’autre ont été bâtisvers 1540, c’est-à-dire à une époque où l’architecture avait atteint son plus hautdegré de perfection. Nous reproduisons le premier qui est, malheureusement,dans un état de dégradation peu commun.

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A mesure que nous descendons, les types deviendraient plus nombreux s’ilétait dans notre programme de tout signaler. Mais heureusement, lorsqu’ils’agit surtout de constructions peu importantes, la plus grande réserve estcommandée et il ne faut s’attacher qu’à ce qui présente un caractère de nou-veauté. Telles sont, par exemple, à Morlaix, les maisons dites à lanternes,c’est-à-dire dont la cour intérieure se trouve mise à l’abri de la pluie au moyend’un vitrage établi à hauteur des toits. On a ainsi à peu de frais une vaste salle,généralement chauffée par une immense cheminée et qui présente l’aspect leplus pittoresque, vu les balcons ou pond-ale £ qui servent, à chaque étage, decommunication entre les différents corps de bâtiments. En second lieu, dansl’angle le plus rapproché du couloir par où l’on arrive du dehors, se dérouleen spirale un escalier de la plus grande élégance. Non seulement la rampeest artistement ouvragée, mais le pilier sur lequel repose tout le système,tantôt disparaît sous les ornements, tantôt se creuse en niches pour recevoirdes statues de saints. Bien plus, afin de desservir deux côtés à la fois, cet

1. Les réparations dont nous parlons, qui affectent surtout les parties supérieures du château, furent faites par ordrede Jean d’Espinay, qui voulut célébrer ainsi l’érection de sa terre en marquisat (1573)- Julien Ricand travailla également àl’église de Champeaux où son nom figure en deux endroits de la chapelle seigneuriale.