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LA RENAISSANCE EN FRANCE
architecte, et ce n’est pas notre faute si l’impression qui résulte de l’examenauquel nous nous sommes livré ne se trouve pas tout à fait conforme à lalégende \
Tout le monde connaît le groupe de maisons qui fait face à la cathédrale.Celle du milieu, appelée le Grabatoire, parce qu’elle servit longtemps de refugeaux chanoines infirmes, a été, paraît-il, bâtie, de 1535 à 1542, par un architectenommé Anselme Taron 3 . Le style, du reste, ne dément pas cette date, et nous
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LE GRABATOIRE.
sommes bien dans la seconde moitié du règne de François I er . Mais si l’ensembleest agréable à voir, grâce à des lignes pittoresques, il faut bien avouer qu’ensomme l’artiste a fait preuve d’un talent assez ordinaire. Aussi, à tous égards,préférons-nous la maison de gauche avec le riche encadrement de ses fenêtres et sajolie tourelle en encorbellement. La seule des lucarnes qui subsiste encore estsurmontée d’une accolade, et l’on ne saurait se tromper sur la date, qui flotte entre1^15 et 1520, Ajoutons que, dans une pièce du premier étage, une admirable che-minée est couverte de rinceaux qui rappellent le cloître de Saint-Martin-de-Tours.
1. On a voulu reporter à la fin du xvi c siècle la construction de la maison de la rue Dorée. Mais c’est se tromperétrangement; nous sommes presque au début du règne de François I er .
2. Note sur le Grabatoire, par Ad. d’Espaulard. Le Mans, 1848, p. 6.