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Tome III.
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L’ANJOU.

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aux fidèles, n’avait eu l’idée d’élargir tout à la fois le transept nord et la premièretravée de la nef en établissant une grande chapelle dans l’angle formé par lesdeux parties indiquées. Gela nous donne l’occasion de constater comment, au coursd’un travail rapidement exécuté, des modifications importantes pouvaient êtreintroduites. Bien que datées l’une et l’autre de 1549, la petite porte ouvertedans le mur ouest et l’ancienne arcade qui met, au sud, la nouvelle constructionen communication avec l’ancienne, sont loin d’être traitées dans le mêmesentiment. Avec la première, on peut encore se croire en plein règne deFrançois I er tandis que la seconde inaugure le style plus classique de l’époquesuivante. Une longue frise dorique où, entre les triglyphes, dominent non seu-ment des patères et des bucrânes, mais des croissants entrelacés, surmontel’arcade dont nous avons parlé et qui, elle-même, décorée sur plusieurs rangs decaissons octogonaux 2 , a pour appui d’épais massifs, cannelés et rudentés. Toutcet ensemble, il faut bien l’avouer, est plus riche que beau. L’obligation de nediminuer en rien la force de résistance a nécessité le maintien de grandes surfacesqui ont reçu le plus d’ornements possible.

II

En Anjou, comme dans la plupart des provinces, les documents relatifs à lapeinture sur verre sont plus nombreux que véritablement intéressants. Des nomsd'artistes ne suffisent pas, il faut encore des œuvres auxquelles on puisse recourirpour asseoir son jugement, André Robin, qui vivait au temps du roi René 3 ,jouit à bon droit d’une certaine renommée, parce que l’on a pu et que l’onpeut encore, dans le transept sud, à la cathédrale, se faire une idée de son

t. Ou doit remarquer surtout les pilastres à disques feuillagés qui, de chaque côté, au nombre de deux, reçoivent lesretombées de l’arc profond et très surbaissé jeté en avant de la porte. Dans les caissons figurent des coquilles de saintJacques, des clefs en sautoir, des fleurs de lis, un A et deux G enlacés. Cette chapelle a donc été fondée aux frais d unbon bourgeois du xvi e siècle qui s’est contenté de nous laisser ses initiales.

2. Au milieu de fleurons touffus on remarque les armes de France et celles de Saumur, les bustes à mi-corps desaint Pierre, saint Paul et saint Sébastien, le monogramme du Christ entre des clefs et des épées en sautoir.

3. Lecoy de la Marche, le roi René ; etc., t. II, p. 13, 66 et 110.

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