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Tome III.
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LA RENAISSANCE EN FRANCE.

de Saint-Marc-la-Lande, entre Niort et Parthenay, se trouve dans le même cas.Suivant toute vraisemblance, c’est le futur cardinal de Tournon, alors com-mandeur de l’ordre des Antonins, qui, vers l’année 1509, en fit poser lapremière pierre \ Naturellement le style gothique domine dans les parties les plusanciennes, mais avec une tendance à la transformation que nous ne rencontronspas ailleurs. La façade principalement est un remarquable type de l’architectureen honneur au temps de Louis XII.

Dans une église voisine, à Cours, près de Champdeniers, se lit à une clefde voûte l’inscription suivante :

I • AMEIL • DE • LALANDE • PARACHEVA • LAN • MVCENSL ( I 5 5 o) 1 2 .

On a conclu de là que peut-être nous avions le nom de l’architecteemployé par François de Tournon 3 . Mais les dates ne semblent guère donnerraison à cette opinion. Nous admettrions plus volontiers Inexistence de deux archi-tectes du nom d’Ameil qui successivement auraient travaillé à l’église des Antonins ;car la construction de l’édifice, suspendue vers 1525, ne fut reprise que beaucoupplus tard 4 .

Quoi qu’il en soit, on retrouve à Saint-Marc-la-Lande une disposition déjàadoptée à la chapelle de Thouars et dont la première idée pourrait bien appar-tenir à André Amy. Elle consiste à enserrer sous les mêmes archivoltes nonseulement les deux baies d’entrée, mais encore les fenêtres placées au-dessus.C’était le développement des tympans ajourés dont un architecte de la cathé-drale de Tours avait pris l’initiative dès le milieu du xv e siècle. On supprimaitainsi l’épaisse maçonnerie qui, sur un grand espace, opposait un obstacle à l’in-troduction de la lumière 5 '. Sans trop se généraliser, l’innovation eut cependantun certain succès; car nous la voyons mise en pratique dans trois édificesremarquables de la Touraine : la chapelle des Roches-Tranchelion, la collégialed’Ussé et l’église Saint-Symphorien de Tours.

Le Poitou qui avait vu naître la combinaison devait aussi être témoin deson dernier perfectionnement. Même dans l’état de mutilation auquel l’a réduitla suppression du trumeau qui prolongeait jusqu’au sol la division de la partiesupérieure, le portail de l’église Saint-Pierre-du-Marché, à Loudun, est une

1. Bélisaire Ledain, la Gâtine historique et monumentale, 1876, in-4, p. 237.

2. Bulletin de la Société de statistique des Deux-Sèvres, 1874, p. 222.

3. B. Ledain, op. cit.

4. Bulletin, etc., p. 223.

5. Si, à Oiron, on eût adopté cette disposition, tous les défauts qui choquent dès le premier abord n’existeraient pas.