L’ANGOUMOIS.
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Barbezieux; tel aussi le château de Sansac, dont nous avons parlé plus haut. L’unet l’autre, au moins pour la plus grande partie, ont été élevés sous le règned’Henri II, c’est-à-dire à une date où rien ne pouvait arrêter l’impulsion donnée.Cependant, avant de trouver une véritable activité, il faut attendre la fin duxvi e siècle et même le commencement du xvn e . Par un phénomène assez sin-gulier, alors seulement, de tous côtés, on se mit à bâtir. Vilhonneur, Rencogne,Ars, Maillou, la Roche-Chandry, Bouteville et Château-Chenel appartiennent àl’époque indiquée. D’où il ne s’ensuit pas, comme on pourrait le croire, que nousayons des constructions correspondant plus ou moins exactement avec les règnesd’Henri III, d’Henri IV ou de Louis XIII. L’Angoumois n’a rien voulu laisserperdre de ce qui se faisait précédemment, et non seulement certains détails d’orne-mentation rappellent un temps déjà fort éloigné T , mais aux angles se dressentencore parfois d’énormes tours 1 2 3 , les mâchicoulis demeurent en honneur 3 ou sontremplacés par un crénelage ininterrompu 4 5 .
Nous savons maintenant à quoi nous en tenir sur l’introduction, aussi bienque sur le développement de la Renaissance en Angoumois. Cela, toutefois, seraitloin d’être suffisant, si rien ne venait faire obstacle à des discussions plus éten-dues. Mais l’espace dont nous pouvons disposer étant très restreint, on comprendrafacilement qu’au lieu de passer en revue des œuvres secondaires, toute notre atten-tion soit donnée au château de la Rochefoucauld, considéré à bon droit commel’une des merveilles de la province.
A quelle époque furent jetées les fondations des deux grands corps de logisqui dominent si fièrement la vallée de la Tardoire ? Cette question ne semble pasavoir été très étudiée jusqu’ici, et, généralement, l’on se contente de répéter, avecl’éloquent défenseur d’Antoine Fontant, que les travaux durèrent dix ans, de1528 à G 38 A Mais la première date, relevée sous la galerie méridionale, au basde l’escalier, correspond à un état avancé de la construction. Entre le niveau de lacour et celui des terrasses, il y a une différence de plusieurs mètres. Les cuisines etautres pièces de service sont aménagées en contre-bas, et nulle part ailleurs on netrouve plus d’ampleur, plus d’élévation, plus de lumière directement versée. Ajou-tez à cela que la première galerie tout au moins devait être alors achevée; car,autrement, l’une des parties principales eût difficilement pu être mise entre les
1. La Roche-Chandry.
2. Bouteville.
3. La Roche-Chandry, Bois-Charente, etc.
4. Bouteville, Château-Chenel, Gardépée, etc.
5. Michon, Statistique, etc., p. 233.