n° /+ est d’un style simple, ferme et convenable; son ar-chivolte est à jour, comme l’indique la lettre /. Son bâtisc, consolidé par des traverses fixées en d par des cloussaillants , reçoit les panneaux a b , qui présentent ,comme l’exemple n° 2 , un mélange d’acajou et de bronze.— Le n° 5 est une jolie porte , ornée avec goût et discré-tion ; 6 et 7 des motifs de battants dont la coupe indiqueles profils intérieurs et extérieurs ; 8 et g deux autres mo-tifs arrasés à l'intérieur et ornés à l’extérieur de baguettesrapportées; 10, 11, 12, i3 et 14 sont d’autres motifs variésde panneaux, dont le bon effet a été reconnu sur place.
PI. 6. Portes cochères avec couronnement dans des mursde clôture. — Les n os a, 3, 4; 8 sont simples et fermes etdépuré menuiserie ; les n os 1, 7, 10, ornés de riches sculp-tures, sont plus recherchés de forme, et l’ajustement dun° 7 a de l’originalité ; les n os 5 , 6, en fonte de fer, ont celade particulier que, dans la hauteur des moulures de l’im-poste, il règne un à-jour qui peut être vitré. Dans la baiedes n os 8, 9 sont des variétés de treillis à jour, choisis pourdes battants de porte 5 le motif de porte n° 10 est bienajusté, et celui n" 11 est heureux de composition : son gui-chet, ou petite porte de service journalier, est nettementindiqué. La colonne milieu, destinée à recouvrir la noix dela fermeture, produit un bon effet. Le tout est peint enchêne, et les clous sont bronzés.
PI. 7, 8, 9, xo. Décorations intérieures. Salles de billardet de bal , exécutées à Paris en 1820, chez M. le baronRothschild, par MM. Piron et Duponchel, architectes.
Sous plus d’un rapport, cette décoration mérite l’atten-tion des artistes. Comme disposition architecturale, son planest heureux, la communication entre les deux salles est bienétablie; les pleins et les vides sont artistement combinéspour la symétrie, et les portiques réservés aux deux boutsde la salle de billard, pour servir de promenoirs, sont unperfectionnement qui est peut-être plus en faveur desjoueurs que des spectateurs. Comme décoration , cet en-semble ne laisse rien à désirer; et comment en pourrait-ilêtre autrement, quand des artistes tels que MM. Picotpour la salle de billard et Gosse pour la salle de bal en ontexécuté les tableaux, et MM. Ciceri et Lêbe-Gigun les _or-nements décoratifs et arabesques!
Comme on peut le voir pl. 7, le plafond de la salle de billardest d’une grande richesse et d’un goût qui rappelle les fa-meux bains antiques de Titus et de Livie. Dans le détail encoupe on trouve un profil ferme et pur, des chapitaux ioni-ques avec leurs pilastres gracieux et élégants , et des pan-neaux avec une frise bien ajustée. La coupe de la mêmesalle sur sa longueur, pl. 8, a l’aspect d’une de ces gracieusescompositions découvertes à Pompeï, où la sévérité du stylegrec est alliée à une certaine coquetterie de formes qui sym-pathisait avec les habitudes de luxe d’un peuple amolli parl’usage ou si l’on veut par l’abus des richesses. De magnifiquescandélabres éclairent les galeries ouvertes servant de pro-menoirs. Dans les panneaux, de chaque côté de la croisée àglaces et de la porte communiquant à la salle de bal, sontdes vues perspectives dans le style de celles trouvées sousles cendres du Vésuve. Les tableaux placés au-dessus de lafrise représentent des sujets grecs. On doit louer, dans ladécoration générale , celte disposition des petits pilastresqui, en coupant la hauteur de la pièce d’une manière heu-
reuse, laissent briller le grand ordre placé aux extrémités.
Suivant le plan (voyez pl. 7) la salle de bal offre un pa-rallélogramme régulier quant aux lignes, mais irrégulierquant aux pleins et aux vides. Sur deux côtés il est ouvertde trois arcades supportées par des pilastres que la grandehauteur de la salle a forcé de tenir un peu sveltes; défaut,si c’en est un, qui est moins répréhensible dans un tel lieuque dans d’autres d’un style plus sévère. Ces pilastres, lestympans, la clef des arcades, la frise, sont décorés d’arabes-ques peints, les moulures sont toutes dorées et toutes lesouvertures sont fermées par de grandes glaces.
Le plafond, pl. 10, est en harmonie de richesse et destyle avec la décoration de la pièce. Sa disposition est bienétudiée et n’était pas sans offrir des difficultés à l’artiste,les baies et ouvertures n’étant pas les mêmes sur les quatrefaces (voyez le plan). Par une heureuse combinaison decompartiments variés , l’architecte est arrivé il ramener lecentre à la forme carrée, qui est celle du plan de la salle.
PL 11. Décoration intérieure : Salon d’un hôtel de larue de Londres , par M. Godde, architecte. Ce salon occupele milieu du premier étage ; il est suivi d’un autre salonauquel il communique par des portes à panneaux et cham-branles ornés , placées aux deux côtés de la cheminéefeinte c d (voyez la coupe fig. 1) , à glace sans tain a b ,enfermée dans une arcade dont les pilastres et l’archivoltesont ornés d’arabesques et de figures peintes. Cette dispo-sition, qui permet aux personnes placées dans ce salon devoir ce qui se passe dans Je salon qui l’avoisine, est origi-nale, et convient parfaitement k une maison destinée à desréunions nombreuses attirées par le plaisir. Son effet pit-toresque est d’autant plus grand, qu’aux deux extrémitésde chacun de ces salons sont des glaces étamées , qui réflé-chissent et multiplient à l’infini les lustres, les lumières,les milles objets réunis dans ces salons contigus.
Sous le n° 2 est figuré l’ornement courant du plafond dularmier ; le n<> 3 est un détail de la corniche ; le n” 4 donnele motif du milieu du plafond de la pièce; le n° 5 faitconnaître la composition du parquet. Un détail de pan-neaux des portes en menuiserie est figuré sous le n ü 6. Cesdeux salons sont peints en blanc et toutes les moulures etornements saillants en sont dorés.
PI. 12. Portes intérieures d’appartement. — Les troismotifs gravés au bas de celte planche sont d’une richesseprogressive et de bon goût. La porte du cabinet de M. Pironse distingue par un style un peu recherché. La porte, en boisprécieux, rehaussée d’ornements en acier poli entremêlésd’or, qui est figurée au haut de cette planche, est d’unemagnificence, d’un éclat, d’un goût dont on rencontre peud’exemples, et qui ne peut être bien apprécié que par ceuxqui en ont vu le modèle à la dernière exposition clés produitsde l’industrie. Les n os 1 et 2 sont les détails des panneaux;et 3 et 4 les ornements des moulures du chambranle à sespetites faces. La grande face et le talon qui l’entoure sontdessinés au-dessus.
Pl. i3. Décoration intérieure. — Plan et coupes dufoyer du théâtre de l’Ambigu-Comique, bâti par MM. Hit-torfl’ct Lecointe, architectes. La coupe suivant a b fait voirun portique en colonnes corinthiennes, d’une jolie propor-