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vieurement comme intérieurement ia boutique du bijou-tier Franchet, rue Vivienne , est un chef-d’œuvre de goûtet d’exécution : le luxe de sa décoration en peintures, enciselures, en glaces et même en pavés mosaïques, n’a pas étésurpassé, quoique depuis il ait été fait bien des foües dansce genre. Celte jolie composition fait honneur au talentde M. Lebas, architecte, qui n’a pas eu le. plaisir de la voirlongtemps intacte. En changeant de propriétaire et de des-tination, cette boutique a perdu une partie de ses charmes.Deux motifs de devantures de boutiques de pharmaciesviennent ensuite sur cette planche; puis celle d’un parfu-meur. Des glaces à jour, séparées et liées entre elles par desbaguettes en cuivre bruni, des ornements analogues à laprofession du maître de l’établissement, peints ou sculptéssur les panneaux, sur les pilastres, sur la frise de ces bou-tiques, et se détachant sur des fonds colorés, forment laprincipale décoration de ces divers exemples, d’ailleurs biendisposés.
PI. 21. Décorations extérieures de Boutiques. —PassageVéro-Dodat. Parmi les nombreux passages et galeries con-sacrés au commerce qui ont été élevés à Paris depuis quel-ques années, le passage Véro-Dodat tient le premier rangpour la richesse et l’unité de sa décoration. Sans le secoursde la couleur, une gravure ne peut donner qu’une idée im-parfaite du bel effet que produit cette double successionde boutiques uniformes, à devantures en glaces transpa-rentes liées par des baguettes en cuivre jaune bruni imitantl’or, à portes également en glaces surmontées d’un belajustement en palmeUcs et rosaces dorées, à pavé en mar-bre, etc., etc. On ne peut trop louer cet ajustement, la puretéde ses profils, l’effet pittoresque et brillant que produisentles globes servant à l’éclairage par le gaz, qui sont placésentre les chapiteaux des deux pilastres accouplés limitantchaque boutique, et dont l’entre-deux est décoré d’uneglace réfléchissante. — Les ouvertures grillées placées dansle soubassement de l’ordre d'architecture donnent du jouraux cuisines et aux caves souterraines. — Rien n’a étéépargné pour rendre celte galerie magnifique. Son pavé està compartiments en marbre, les plafonds des parties noncouvertes de vitrages sont peints et représentent des paysageset autres sujets entourés de moulures dorées.
La boutique, gravée au-dessus, est d’un style ferme etélégant. Les ornements qui la décorent sont caractéristiqueset artistement disposés.
PI. 22. Décorations extérieures de Boutiques. —Certaine-ment les cinq décorations offertes sur celte planche sont leproduit d’une science peu commune et décèlent la maind’architectes imbus des bons principes. Le café Talma estsurtout remarquable par la manière heureuse dont la dé-coration extérieure, toute en glaces, lie le rez-de-chaussée àl’entresol, dans lequel sont les billards, et ne forme aveclui qu’un seul et même ensemble, tout en séparant cepen-dant l’un de l’autre. Les colonnes ioniques, l’arcade qu’ellessupportent et la division des carreaux de vitre qui l’entou-rent, offrent aussi une proportion très-satisfaisante. Le res-taurant de la place de la Bourse est une fort jolie compo-sition.
PL 23 . Mélanges. — Les fig. 1,2, 3 , 4 ,donnent le dessin dedivers échantillons de ces porches ou auvents en fer et en
tôle qu’il est d’usage depuis quelques années de placer devantles portes des théâtres et autres lieux pour protéger de la pluieles personnes qui arrivent en voiture. Ces espèces de tentes,dont la peinture figure ordinairement le coutil à largesraies, comportent une certaine élégance et une grande va-riété d’ajustements, comme on peut le voir par les motifsrapportés sous les n os 5 , 6, 7, 8, 9, 10, 11. La charpentequi supporte ces auvents est le plus souvent en fer, quelque-fois en bois, et l’ensemble s’ajuste suivant la décoration del’édifice devant lequel on le place. La fig. 12 est un enca-drement de tombeau ; i 3 , i4, des portes a claire-voie; i5,la penturebrisée et à charnière de la porte précédente; 16,l’espèce de gond dans lecjucl s’introduisent les deux tiges àtetes rondes de cette penture ingénieuse, qui permet à laporte de s’ouvrir des deux côtés à volonté.
La fig. 17 est le parquet dû foyer du théâtre Ventadour :ah c désignent les trois couleurs de bois dessinant ce par-quet.
PL 24. Machines gymnastiques. — Aujourd’hui que l’oncommence à comprendre de quelle importance sont lesexercices gymnastiques dans l’éducation physique et moralede l’homme, et que de nombreux établissements s’ouvrentdans tous les pays pour enseigner la science pratique detripler ses forces, de prolonger sa vie et sa santé, de secou-rir son semblable dans les occasions les plus périlleuses sanscourir pour soi le moindre danger, de sortir sain et saufdes périls les plus imminents, etc., etc., nous avons cru utilede consigner sur cette planche les principales machines em-ployées par le colonel Amoros dans son établissement degymnastique pratique.
La fig. 1 est un mât couché sur trois supports; il est ter-miné par des poires en fer ou en bois fixées par des goujons,au moyen desquelles ce mât peut être suspendu; fig. 2,profil du mât et du tasseau sur lequel il repose: fig. 3 ,mât pour la voltige , fixé avec des boulons sur les chevaletsqui lui servent de supports et l’élèvent à des hauteurs pro-gressives; a, la poutre; h c d, les supports; 4, face du sup-port c; 5 , profil du chevalet d et du mât posé sur son bou-lon; 6, profil du chevalet a b ; 7,8, face et profil d’unearmature en fer pour l’exercice de la suspension ; 9 eslun tabouret qui peut varier de dimension, selon l’âge oula grandeur du sujet appelé il l’exercice; 10 et 11, sautoirfixe, composé de deux perches, sur lesquelles sont tracées desdivisions métriques, et d’une corde portée sur de petiteschevilles en fer à tête arrondie, afin que la corde puissetomber facilement si l’élève le touche. Aux deux extrémitésde cette corde sont pendus des sachets remplis de sable pourla tenir tendue; 12, barres parallèles pour les enfants; i 3 ,leur écartement; 1 4 5 I 5 , barres parallèles mobiles pourles hommes, vues de profil et de face ; 16, planche avec rai-nure, également espacées, pour exercer les phalanges desdoigts; 17, plan incliné, vu de profil; 18, vu de face à sonmilieu ; 19, vu de face à sa naissance. Cet appareil se com-pose de deux poutres ou mâts d’inégale longueur, qui s’é-lèvent ou se baissent h volonté et simultanément par lemoyen de cordes, de poulies et de cabestans établis dansl’échafaudage fig. 18; une corde, tendue par le moyen desmêmes cabestans, et attachée aux deux chariots à arcs-boutants 19 fixés aux bouts inférieurs des poutres formantle plan incliné, sert de garde-fou. C’est sous le chapeaucouvrant les doubles montants accouplés de l’échafau-