dage 18 que sont les poulies servant à varier les inclinaisonsdes mâts.
Fig. 20, 2 j, 21 5 22, 22’ 28.—Portiques de 3 e et 2 e clas-ses présentés dans leur moitié seulement. Chacun est com-posé d’une poutre de trente à quarante pieds de long , ho-rizontalement placée sur deux poteaux a b , de dix àdouze pieds de haut, armés de patins scellés en terre dansde grosses pierres, ou établis simplement sur une poutre etdeux traverses placées au niveau du sol a b. Aux extrémitésde cette poutre sont deux plate-formes triangulaires q ,sur lesquelles s’appliquent les échelles en bois c; les mâtsverticaux fixes rf,qui sont scellés en teri’e et assurés en hautpar un collier en fer, et les petits mâts mouvants placés à côté,et que l’on éloigne à volonté, au moyen des doubles tii’e-fondset de la corde i i , fig. 21’. Au portique, fig. 22 , quatreliges en fil de fer, o p, servent de garde-fou. Sur le cha-peau de la fig. 20 sont attachées une échelle à une seulecorde avec traverses en bois m t une autre à nœuds l , une àdouble corde à noeuds avec un échelon en bois de trois entrois nœuds k. La fig. 22 présente h un trapèze, g unecorde à nœuds, f une corde lisse, e une perche suspendue,n une échelle en corde, avec échelons en bois de trois entrois marches. Une corde 1, attachée à des crochets en ferfixés au-dessus du chapeau, sert de communication d’unexercice à un autre. Le terrain a b. doit être profondémentsablé et d’un sable fin et mouvant, pour prévenir les acci-dents en cas de chutes.
Fig. 24, cheval de voltige en bois, peint ou recou-vert de peau ; 25 et 26 machine à franchir les rivières. Elleest formée de deux mâts a établis sur deux patins et conso-lidés par des arcs-boutants. A la traverse supérieure sontattachées, à deux pieds de distance l’une de l’autre, troiscordes b , au moyen desquelles trois élèves s’élancent alter-nativement de dessus l’échelle a, pour tomber sur les piedsquand ils sont arrives au point où se trouve l’élève e.
Fig. 26’ et 27, machine octogone. Cette machine est com-posée des plate-formes a b c, dont le diamètre diminue dansla progression ascendante. Des barres en fer d, rondes , sontfixées sous les trois plate-formes, à quatre pouces d’intervalle,pour l’exercice de la résistance sans fin. Quatre haubans fde forte corde, tendus par quatre paires de mouilles à qua-rante-cinq degrés d’inclinaison e t fixés à quatre forts pi-quets scellés en terre, consolident l’appareil et servent enmême temps â l’exercice de la voltige sur la corde inclinée.Pour recevoir dans leur chute les élèves maladroits, deuxgrands filets sont tendus de c en e au-dessous de ces hau-
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bans. — L’élève assez habile pour aller placer le drapeausur la tige de fer q est le triomphateur ou héros.
Fig. 28, 29, 3 o, Appareil réunissant la plupart des avan-tages des exemples précédents : il est présenté en plan et enélévation, avec ses échelles, ses cordes à voltige, à franchirles rivières, ses perches d’escalade, etc., etc. Les numérossuivants donnent les détails de construction développés deplusieurs des objets désignés ci-dessus; 3i ? 3a , assemblagede la tringle de suspension ; 33 , 34 , perche avec ses ferruresd’extrémités ; 35 , 36 , crochets, pitons , anneaux fixéssous les portiques pour suspendre les perches, les cordes ,etc., etc. ; 38 , 3 g, 4 ° , échelles de perroquet en bois et encorde; 41,42,échelle dite amorosienrie; 43 , corde à nœuds;44, 45 , 46, échasse et ses détails.
PL 25 . Pavillons-Tente, servant de cabinet , l’un pour
la lecture et la location des journaux, l’autre d’urinoir dansle jardin des Tuileries, du Palais-Royal et autres lieux pu-blics. Tous deux, de forme octogone, couverts à peu près demême et présentant une masse presque semblable, peuvent,comme au Palais-Ro3 r al où l’on en voit quatre symétrique-ment disposés , être mis en parallèle. Dans les répéti-tions qui ont été faites de ces espèces de tentes, appe-lées à remplacer ces kiosques et ces pavillons chinoisjadis placés dans les jardins , on en a plus volontiers va-rié la tenture peinte que la forme. L’imitation du coutil àlarges raies a le plus souvent eu la préférence sur le bario-lage en couleurs tranchantes. — Le plan de l’urinoir, prissur la ligne a b de la coupe , fait voir comment sont sépa-rées les huit cellules ouvertes, e est le trou servant à l’é-coulement de l’urine. Le même plan , pris à la hauteur dela ligne c d, montre la disposition des huit cuvettes étaméesservant d’entonnoir , et, au centre, le conduit d’eau vivef qui alimente le réservoir g , d’où s’échappe continuelle-ment, par huit petits tubes, des filets d’eau qui entretiennentla propreté des urinoirs ; h est la patère placée en avant dutube pour refléter le jet d’eau. Dans les lieux publics ,dans les promenades , dans les marchés , on ne sau-rait trop multiplier ces petits édifices : la décence, la salu-brité, la propreté le demandent impérieusement. Par l’é-lévation et la coupe du pavillon parallèle, dont on a variéle motif de décoration, on voit que les glaces, les dorures ,les peintures , les draperies , peuvent être appelées à l’em-bellissement de ces objets d’utilité publique.
PI. 26. Détails de constkuction de décorations archi-tecturales. — Les fig. 1 à 5 sont des fragments de bâtis enbois légers appartenant au reposoir du Louvre figuré pl. 28 :
1 est une partie de frise et de corniche, composées des piè-ces de rapport désignées par les lettres a h i ; 2, cintreen bois construit suivant le système de Philibert De-lorme ; 3 , 4 , 3 , l’une des côtes de la voûte du cul de fouravec son bâtis; les fig. 6,7, 8, g appartiennent aussi aureposoir du Louvre ; 6 est la coupe du fût en volige de lacolonne 7, qui est fixé en a b dans sa base et son chapiteau ;8, 9 montrent comment les colonnes et les pilastres s’adap-tent à un poteau, montant de fond, par l’ouverture a b, quiest à charnière pour la colonne.
Les fig. 10, 11, 12, i 3 offrent un autre genre de con-struction de colonnes. Autour d’un mandrin sont disposésles tasseaux a b c d , qui reçoivent les surfaces extérieures.Dans l’exemple ici figuré ces surfaces sont en étoffes ten-dues de manière à former cannelures. Des torsades de feuil-lages verts cachent les clous d’attache, et le chapiteau estégalement formé de fleurs naturelles. Aux cérémonies de
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la Fête-Dieu ces espèces de décorations sont d’un grandeffet.
La fig. 1 4 donne la coupe et les détails d’assemblage del’armature en bois du trophée d’armes i 5 . Les plans cd’ o f g’ li des parties correspondantes c d ef g h , aidentà faire comprendre comment se disposent les armes appe-lées à la composition de ce trophée. Les fig. 16 à 21 sont desmotifs d’ajustement pour un autre trophée ayant pour cen-tre 16, pour côtés parallèles 17 ou 18, et pour couronne-ment ou 19 ou 20 ou 21, selon les armes qu’on a à sa dispo-sition. Ces divers motifs ont été composés par M. Thiollet.
Pl. 27,28. Reposoirs. — Ces constructions temporaires,