qu’on élève à la rencontre de plusieurs rues et sur les placespubliques pour les stations des processions le jour de laFête-Dieu, sont ordinairement en charpentes légères,supportant des draperies, des tapisseries, des tableaux, deslustres, etc., etc. Un autel, élevé sur des gradins chargés devases, de fleurs, de chandeliers, etc., en est l’objet prin-cipal. Les reposoirs ont fourni aux architectes de la capitalede fréquentes occasions d’exercer leur génie.
Sur ces deux planches nous offrons huit exemples dedécorations mémorables. Elles sont ioutes u’un grand effet,variées de forme et dignes de servir de modèle quand leslocalite's permettront de les reproduire fidèlement. Lessix premiers ont leur plan figuré sous leurs numérosrespectifs sur la pl. 28. — Les plans 7, 8, 9 n’ont pas d’é-lévation gravée : ils sont rapportés à cause de leur bonnedisposition : 7 est élevé sur une estrade à une seule montée ;8 est propre à occuper un carrefour, on monte à l’autelde quatre côtés ; 9 sc compose de deux parties distinctesséparées par une rue : a b confient l’autel, c d plusieursgradins. Parmi ces reposoirs, celui élevé en avant de laporte du Louvre , du côté du pont des Arts , par M. Hit-torff, alors architecte des Menus-Plaisirs, s’est particulière-ment fait remarquer par le goût pur, simple et richede sa décoration. Les fig. xo, 11, 12, i 3 , donnent le planet ces détails de charpentes de ce beau reposoir, dont lesdétails de décoration se trouvent sur la pl. 26 , sous les n os
1 a 9-
L’exemple n° 6 a cela de particulier, qu’il occupait larotonde du palais du Luxembourg, vis-à-vis la rue deTournon. Au haut d’un immense escalier, qui partait de laplace et montait jusqu’au premier étage du bâtiment, étaitla décoration ici représentée ; de là on entrait sous celte ro-tonde au milieu de laquelle était élevé l’autel. Des acces-soires du meilleur goût et artislemcnt disposés donnaient àcette composition un aspect neuf et du plus grand effet.
Au bas de la pl. 28 est un reposoir qui fut élevé sur laplace du marché des Innocents, en avant de la fontaine deJ. Goujon. L’artiste a su tirer un heureux parti de la lo-calité, en construisant un temple à jour élevé sur des gra-dins, entouré de verdure et au travers duquel on aperçoit lachute cl’eau de la fontaine.
Pl. 29. Catafalques. — Les catafalques, quoique d’uncaractère différent des reposoirs, sont aussi des constructionséphémères, subordonnées aux temps, aux lieux, aux circon-stances. De là cette variété infinie qui les distingue, variétédont les exemples rapportés ici peuvent donner une idée. Le sn os 1, 2, 3 , 4 , 5 , ayant leurs plans respectifs sous les mêmesnuméros, donnent à peu près les formes les plus en usagepour ces monuments du moment ; des trophées, des urnesdes candélabres, des trépieds, des statues, etc., y sont em-ployés avec goût et jugement. Le n° 6, dont le plan tientdu style de la renaissance, mérite une louange particulière.Les n os 7 et 8 sont plutôt des tombeaux que des catafalques.
Pl. 3 o. Meubles et Décorations d’appartements. — Celteplanche est en quelque sorte le complément de la pl. 17, oùnous avons donné divers détails de décoration de l’habita-tion de M lle Mars. — Le n° 1 est la tenture en étoffe, rete-nue par des torsades, de l’une des pièces de cet apparte-ment. Au milieu est suspendue une belle lampe en albâtre.Le plafond gravé au-dessus est celui de la pièce. Le n° 2 est
une partie de coupe de l’escalier et du palier du premierétage. Les détails en sont simples et pleins d’agrément.Enfin les n os 3 , 4 > 5 , 6 , sont des meubles appartenant à lamême habitation.
PI. 3 i. Intérieur de Café. — Il est orné de pilastres, deglaces et de peintures ai’abesques. Les profils d’architecturesont purs, et la proportion générale en est svelte et élé-gante. Il se compose de plusieurs pièces contiguës, commecela se pratique souvent. Les panneaux de milieu et lesentre-pilastres voisins sont en glaces •, les panneaux qui sui-vent sont fond blanc, leur cadre jaune bordé d’un liserérouge, et les figures et arabesques qui les décorent sont encouleurs éclatantes, ainsi que la frise ; les petits panneauxau-dessus des pilastres accouplés sont en marbre bleu ; lesoubassement est chocolat ; toutes les moulures rondes ainsique les bases et chapiteaux des pilastres sont dorés; cesderniers se détachent sur le fond rouge qui règne haut etbas des encadrements de panneaux.
Pl. 32 . Intérieur en menuiserie, entièrement composé debois de choix, de nuances différentes, et n’ayant pour orne-ment que des incrustations. L’art des incrustements a étépoussé de nos jours à une grande perfection. Ce genre dedécoration, grave et sévère, convient aux pièces de nos ha-bitations qui demandent plus de commodité que d’éclat.Tels sont les bibliothèques, les cabinets d’études, etc.—Dans ces sortes de revêtissements on emploie, comme danscet exemple, les bois durs pour les encadrements et les filets;et par les nuances naturelles des bois des panneaux et deleurs incrustations, on jette de la variété dans l’ensemble.De semblables ouvrages satisfont le goût et reposent l’œilde cette profusion de dorures et de sculptures dont l’abusdevient de jour en jour plus répréhensible.
Pl. 33 . Meubles de Bibliothèques. —Fig. 1 et 2, échellesroulantes, avec leur plan au-dessous. La simplicité de leurconstruction dispense de toute explication : 3 et 3 ’ est unmarche-pied roulant sur des galets, dont les marches z se re-plient en oc dans une espèce d’armoire dont est la porte;4 et 4 ’ est une autre échelle sortie de l’intérieur d’un coffreservant de bureau ; w est le dessus o de ce bureau présentédebout pour servir de point d’appui à l’ecalierçr et au garde-fou r , lesquels se brisent et se replient sur eux-mêmes, aumoyen des charnières ss ,quand on veut faire rentrer le toutdans lecoffre; p <cst une coulisse; les fig. 5 et 6 sont e.es siègesrenfermant des échelles : l’un est avec dossier, l’autre a laforme d’un tabouret; l’échelle n° 5 ,au moyen d’une charnièreplacée à son point milieu, se développe de m en l et se repliede l en m, et,lorsqu’elle est repliée, elle forme le carré ponc-tué h i , cjui s’enfonce comme un tiroir sous le siège g h.Le n° 6 est dans le même système : d montre en mouve-ment la partie c des marches, avant la mise dedans on abatla baguette e , qui est à charnière ; 5 ’ et 6’ montrent la misededans; b d sont les boulons en métal qui font agir ou tien-nent en place l’échelle placée sous le siège.
Les fig. 7 et 8 sont d’autres échelles qui sc logent égale-lement dans des meubles roulants ; dans la fig. 7, p est repliésur t, et se loge dans n, comme aux exemples précédents;q est le boulon servant à retirer l’appareil du coffre; lepupitre u o se replie dans l’évidement y, et le tout rentredans n. L’échelle 8 esl plus particulièrement commode dans