DL la derniers Guerre. 39
à cens pas; mais ayant laissé, par ce --,
mouvement, un vuide entre èlle & l 7S7-l’âîle gauche, le Roi de Prusse en pro-fita. 11 y fonça rapidement avec pla-ceurs colonnes d’infanteric , & fitav ancer, à toute bride, un corps deCavalerie fraîche, pour prendre enmôme tems l’aile droite des Autri-ehiens à dos. Ce mouvement décidaBataille; l’aîle gauche des Autri-chiens se retira dans Prague, & ladroite, fort délabrée, fit fa retraitev érs Benechau. On sonna fort hautta Victoire de cette Bataille à Berlin;
B est vrai que le Roi de Prusse l’avoitgagnée, mais non pas avec toutes lescirconstances qu’on y publiost. Se-lon les Relations Pruíìiennes, c’étoitvne déroute totale, & tous les canons&£ bagages écoient tombés entre leursmains. On a remarqué qu’on faisoitces exagérations pour intimider les^rinces de l’Empire; &pour lesébran-tar encore davantage dans leurs ré-solutions patriotiques, on fit marchercm Corps de Pruiììcns, après la Ba-taille, vers Pilfen, d’où il faisoit desexcursions, par détachemcns, fur lesterres de l’Empire. Le vrai est que le