150 Histoire’’ 1 'donnoit en même tems ses Alliés. IAFrance répondit d’abord à cette fa-meulê Déclaration avec beaucoup dedignité. Savoir: Qu'en France onfouhai-teit la Paix aussi bien qu'en Rufiìe, &qttç c'etoit â regret qu'on étoit obligéde soutenir une double Guerre. Qu'il étoitconnu quels sacrifices la France avoitofferts pour procurer la Paix à l'Europe.fi'Ia 'ts que le defir que 1e Roi avoit de voirrenaître la Paix , ne pouvait lui faireoublier la premiere Loi que Dieu pres-crit aux souverains , celle qui fait laJùrete publiqu<■ , & qui fixe l'Etat desPeuples & des Empires; Infidélité à exé-cuter les Traités, & l'txahitude à rem-'p‘ir toute l'étendue des engagemens , pafpréférence à toute autre considération .Que S. fil. Je croirait coupable d'unedéfection , en Je prêtant à des négociationssécrétés ; qu'elle ne ternirait point fa gloi-re, & celle dc Jon Royaume, par /’ aban-don deJesyllliés , 6’ qu'elle fè tenoit assu-rée que de leur côté chacun d'ettx Jèroitfidèle aux mêmes principes.
Dans cette contre-Déclaration ondisoit la vérité; mais la résolutionde Pierre 111. étoit prise. Une sulpen-sion d’Armes sut arrêtée entre la liuf-