DE LA DERNIERE Guerre. 179que nous enpuiiìionsjouirlong-tems!c ar quels maux la Guerre n’entraîne-1762»t-elle pas après elle? la Guerre, touteavantageuse qu’clle pourroit être auSouverain, est toujours onéreuse àsesSujets. Si le Souverain fait la G uerrehors de ses Etats , ses Armées dépen-sent ailleurs les fonds de l’Etat, lesWipôts s’accroissent, l’argent qui fortUe circule plus, le commerce languit,les sources qui font vivre le Public,tarissent. Si le Souverain a la Guerrechez lui, c’est pire encore. Le Paysanvoit en gémissant ruiner ses champs,ou moissonner par une main étrangèrece qu’il y avoit semé. Le Riche quin’est point payé de ses terres, se trouveobligé de vendre son équipage, dew archer à pied & de réformer sa cui-sine. Le bourgeois accablé par le grandnombre de ses hôtes, le voit obligé
quitter Ion feu, son lit. & le foin!de ses affaires. Les contributions, lesexécutions militaires, les incendies,les désordres, les injustices y le bruitâns Armes, les insolences du Soldatforment tour-à-tour un spectacle desplus affreux.
bailleurs, la dépense d’uneGuerreM 2