DE LA PHOTOGRAPHIE.
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anneaux d’interférence des rayons invisibles, commel’ont fait cinquante ans plus tard M. E. Becquerel,Al. Crookes , Stockes, etc.
Malgré tous ces essais, la photographie ne com-mença à vivre réellement et à prendre corps qu’en18-27 (1), lorsque Joseph-Nieéphore Niepce parvint dé-
fi) M. Lemaître, le premier collaborateur de l’illustre Niepce , etbien connu do nos lecteurs par son habileté comme graveur, a bienvoulu nous communiquer et mettre à notre disposition une notetrès-intéressante sur les premiers temps de l’héliographie ; nousl’avons isolée à dessein, nos lecteurs nous en sauront gré.
Les premiers travaux de Joseph-Nieéphore Niepce sur la gravurebéliographiquo remontent à l’année 1813.
En 1822, Niepce obtenait déjà sur l’étain poli ou sur le verre descopies fidèles de gravures à l’aide d’un vernis bitumineux fait avecdu bitume de Judée dissous dans l’essence de lavande et appliquésur une plaque au moyen d’un tampon de peau. La plaquo ainsipréparée était soumise aux impressions du lluido lumineux ; mais,même après y avoir été exposée assez de temps pour que l'effeteût lieu, rien n’indiquait qu’il existât réellement une image sur laplaque; car l’empreinte était invisible, et pour la faire paraître ilfallait la dégager. Niepce y parvenait au moyen d’un dissolvantcomposé d’une partie en volume d'huile essentielle de lavande surdix parties d’huile de pétrole. Ce dissolvant servait à enlever lesparties du vernis qui n’avaient pas été influencées par la lumière,c’est-à-dire celles qui correspondaient au noir de la gravure, touten respectant les points solariés.
En 1824, Niepce parvint définitivement à fixer sur les écrans
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