DE LA PHOTOGRAPHIE.
XL VII
libres, il peut varier à son gré le caractère de l’é-preuve; il la renforce si elle est trop faible, il l’affai-blit si elle est trop foncée ; il devient artiste presqueau même degré que le graveur; il fait, connue il luiplaît, un tableau vague ou ferme; le papier coûtepeu, il résiste au frottement et se conserve indéfini-ment: mais, en revanche, la texture fibreuse du pa-pier, ses aspérités et scs creux, la communicationcapillaire qui s’établit entre les diverses parties de lasurface inégalement imbibées, sont autant d’obsta-cles qui s’opposent à la rigueur absolue des ligneset. à l’exacte dégradation des ombres et des lumières:la précision de l’image laisse à désirer, les détailssont plus confus, les traits bien moins accusés : il enrésulte toutefois une certaine homogénéité d’ensem-ble, une fusion insensible des lumières et des om-bres, une imitation meilleure des effets (pic l’art despeintres et des dessinateurs cherche à produire.
Les épreuves sur albumine ont bien toute la linessedésirable, l’image est parfaitement nette, les détailscomplètement accusés ; la glace peut être préparéelongtemps à l’avance, elle offre, sous le rapport de lafacilité du transport, un avantage incomparable;mais la finesse excessive de l’épreuve la rend sècheet dure, elle est presque toujours d’un aspect faux ;