PHOTOGRAPHIE SI R GOLLODION.
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Mais si, abstraclion l'aile de leur mérite comme fi-nesse, nous comparons entre eux les procédés surcollodion et sur papier sec, on verra bientôt quel estcelui qui mérite la préférence. Sur papier sec, eneffet, le temps de la pose ne saurait être dépassésans que les demi-teintes et les ombres ne prennentà peu près la même valeur, que les grands clairs neperdent leur éclat. Les premiers plans ne servirontplus alors de repoussoir aux derniers ; le cliché de-viendra d’une uniformité de ton désespérante. Dansle cas d’une pose trop courte, au contraire, le tongénéral sera dur et heurté, le cliché, uniquementcomposé de blanc et de noir, ne présentera au-cune demi-teinte, et le positif qu’on en tirera serasans finesse et sans valeur. Nous n’entendons, certes,pas mettre en doute l’habileté photographique dequelques-uns de nos maîtres en talbotypie, et l’onpeut dire qu'ils oui produit de vrais chefs-d’œuvre,mais ces chefs-d’œuvre sont en bien petit nombre,et sont le fruit de plusieurs années de travail. En-core ces chefs-d’œuvre, qui sont de vrais tours deforce, manquent ils le plus souvent de ces parties endemi-teinte, de ces tons vaporeux, de ces vigueursde premier plan qui donnent à l’image une apparencede relief stéréoscopique. Ce défaut de profondeur dans