6 CONSIDERATIONS
mais poste en deçà. II fallait couper & raser dans les isles quisont à l’èst de Chotczim, & à quelques lieues de distance, tout
sposés à l’y attaquer. Le Prince deGalitzin occupa Je retranchement ,prit une excellente position , & éta-blit trois batteries pour canonner Scbombarder la place, tandis que deT autre côté du fleuve le GénéralRennenKampf, posté vis-à-vis d’elle,en faisait autant. Sc même avec plusde succès, car ses batteries comman-daient Sc enfilaient les rues de laville. On se flattait d’obliger par cedouble bombardement la garnison àse rendre, mais les assiégés souffraientavec constance Sc le mal qu' il leurcausait. Sc la disette d'eau Sc devivres qui en avait fait périr plusieursd'inanition. Ils faisaient même deteins en tems des sorties contre lespostes des aísiégeans. Le Prince deGalitzin n’ ayant pas plus de canonJe siège cette seconde fois que lapremiere ( chose inconcevable ) laplace ne pouvait être assiégée dansles formes. Le Kan de Crimée pa-rut enfin avec trente mille TartaresSc vingt-mille Turcs pour la déga-ger. Le Général Russe' fit rentrer lescorps détachés pour le blocus, Sc semit en état de recevoir 1' ennemi ,qui fut repoussé à différentes repri-ses , .danij lesquelles les Généraux Pro-íòróvvski, Bruce , Soltilcovv, Repnin,Potemkln » Sc Ismalovv, se distinguè-rent ' particulièrement. Mais le Kanayant été joint par 1 armée du nou-veau Setaskiet hdoldavingi Lz^ha ,"forte de quarante mille hommes, &les Russes, qui manquaient de four-rages Sc de plusieurs autres choses,nécessaires, se trouvant très-refferrésSc dans une positiou hazardeuse, Je-
Prince de Galitzin , après avoir prisl’avis de son conseil de guerre, ju-gea à propos de' repasser le Niesteraux ponts d’Okopi, Sc de ramenerP armée en Pologne. Les Turcs n’eu-rent que tres~tard connaifiance decette retraite. Les Tartares chargè-rent P arriere-garde, mais les batte-ries dressées fur la rive gauche duNiester les écartèrent bientôt, • Sc onreplia tranquillement les ponts. Il yeut ensuite plusieurs petits combatsentre les détachemens Tartares, quitraversaient tous les jours- le fleuve,Sc les postes avancés des Russes quiles rechassaient avec perte, jusqu’au22 aout, qu.'un gros détachement detroupes Ottomanes passa partie furun pont qui venait d’être construit,& partie à des gués peu éloignés. LePrince de Galitzin , ne voulant paslui donner le tems de se retrancher,le fit attaquer la nuit même par lescolonels Weilman, Soukatin, Ighel-strom , Sc KretehennicKOvv, qui com-mandaient iyoo grenadiers chacun.Ils surprirent les Turcs, en égorgè-rent un grand nombre, Sc brûlèrentune partie du pont. L'énnemi le ré-para , mais il ne montra plus, pen-dant plusieurs jours, que des escar-moucheurs. Le 2 p enfin toute T ar-mée Ottomane commandée par lenouveau Visir Moldavingi, Sc par leSeraskier Abafa, couvrit la rive droi-te du Niester. Au lever du soleilelle entra dans le fleuve fur plusieurscolonnes , Sc tine salve de son artil-lerie fut le signal de l’attaque. Lacavalerie chargea 1° aile droite avecson, impétuosité ordinaire, mais 1 e