ia , CONSIDERATIONS
partis en échelons vers Laticzew, Deraznia, & Michalpol. Sacommunication avec le Niester fera assurée par les postes qu’onaura fur les petites rivières d’Uszyca & de Ladowa, & pourla mieux abriter on fera de grands abatis dans la forêt de Prze-wlç>k, qui produiront le double avantage de couvrir cette com-munication, & de flanquer T assiette du détachement. II esté vi-dènt que la communication de l’armée Russe avec les Palatinatsde Bracklaw & de Kiowie, & avec l’Ukraine, fe trouve parces dispositions entièrement coupée, & que st cette armée ne feretire pas assez promptement vers le Palatinat de Luzuc , toutecommunication va lui être interceptée également avec le restede la Pologne. Les partis Tartares du détachement de la Ko’Wpoussés ^ers Chmielnik & Lubar , fe prêtant la main' avec ceuxdu détachement de la Stripa, formeraient une eípèce de chaîneau travers de laquelle les convois ne pourraient fe glisser quetrès-dissicilement. L’armée Russe ferait alors réduite à consom-mer tout ce qui fe trouverait de subsistance entre Medzibofa, &Constantinov, où les fourrages verds feraient toujours fort ba-zardés , & où certainement elle n’ aurait pu former avec toutela fertilité & 1’abondance du pays d’assez grands magasins devivres , ni amasser une quantité suffisante de fourrages pour ypouvoir subsister long-tems au sec.
Si pour fe tirer avec honneur d’une si triste situation cettearmée tentait le passage du Niester au-dessous de Chotczim ,les troupes Ottomanes qui font postées entre ce fleuve & la Ko¥attaqueraient P arrière-garde Russe en flanc & en queue dès quele reste de l'armée ferait engagé au passage.
Si c’était au-dessus de Chotczim qu’on 1’entreprit, ce fe-rait en ce cas à un détachement du corps de la Stripa à exé-cuter une pareille manœuvre, qui rendrait certainement l’entre-prise des Russes très-périlleufe.
Suppose que leur General prévoyant ce danger , prit -leparti de combattre auparavant le corps posté derrière la ,les vingt-cinq mille hommes campés à l’est de Chotczim passe-raient le t Niester pour prendre l’ennemi en flanc, & selon toutesles apparences il ferait battu.
Si au contraire l’armée Russe marchait aux troupes de laStripa, les autres vingt-cinq ‘ mille hommes à l’ouest de Chot-czim