SUR LA GUERRE DE 1769. 39
na pour ses quartiers de 1 ’ Ukraine. II savait combien on estexposé pendant 1’ hiver aux incursions des. Tartares.
Lorsque les quartiers embrassent une assez grande étenduede pays il fa m balancer cet inconvénient indispensable par d’au-tres avantages qu' on retire de la position. C' est pourquoi nousavons tâché que celle-ci fût telle dans notre planque 1’ enne-mi n’ osât rien tenter par les justes sujets de jauloíìe & decrainte qu' elle lui inspire nécessairement., Mais un autre objetrçui mérite la plus grande attention de la part du Général Russec est les fonds des subsistances pour !' hiver, & pour la campa-gne prochaine. Cela exige d’autant plus de foin que la Mol-davie a été dans plusieurs cantons, dévastée par les Turcs, &que dans d'autres les récoltés n’ont pu s’y faire paisiblement,àut que les levées soient le moins onéreuses qu’ il est poffi-"E, réprimer ? avidité, & établir Tordre le plus exact. Lentomdte dégât toléré entraîne des abus & des suites capablesqnelque fois de ruiner une armée , & toujours directement con-î rair cs au but qu' on se propose dans ces quartiers , qui est derétablir; Toutes les subsistances demandent T attention des. efs.. Celles qu’on trouve dans chaque quartier doivent être^ventariées, les grains fur tout, & la répartition doit s’enaire avec la plus grande exactitude & T inspection la plus se-^ ere » afin qu’ il ne s*y commette jamais d’injustices, de frau-e r de malversation. Je fais cette remarque parce que je faisp eu comme cela va dans les armées Russes.. Les fourragesq u ° n trouve dans des lieux éloignés, hors de Ja protectiones quartiers, & exposes à T ennemi, il' faut les faire prompte-*j lent ramasser & voiturer aux dépôts. On ne doit point perdref t( â ms à faire venir de la Pologne les fournitures les plusch°si ant6S âê bled , d’avoine , de viande, & de toutes les0 es nécessaires,, afin de ne point mettre la disette dans le,°q. \ es troupes hivernent, & dé Bien remplir les maga-^ns e xnés à la continuation, de la guerre. Le Prurh donnen tes les facilité imaginables pour la conduite dé toutes ces^ 0 visions, ainsi q ue às munitions, de P artillerie , & du bois^ c Çssaire pour les casernes, les palissades, les différens travaux,â e chauffage des troupes. On n’a besoin d’ employer learr01 q ue lur la ligne des quartiers, & pour fournir aux dé-fi L