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3e la tête du bataillon , à Texcep-tion de celui du Piquet & des deuxautres. L’un de ceux-ci relie à lacompagnie des Grenadiers , &l’autre marche à la division desdrapeaux. Celui qui est à la tête ,bat pendant toute la marche ; ilest relevé successivement par ceuxqui marchent en avant. Lorsquela tête de ia colonne va trop vicepour que les Soldats puiíïènt main-tenir leurs rangs dans les dis-tances justes, le Capitaine de Pi-quet ordonne à son Tambour d'ap-peller. Le Tambour , qui est aucentre , fait écho , asin d’être en-tendu de celui de ta tête » qui doitcesser de battre au rappel. Au si-lence des Tambours ics Grena-diers s’arrêtent, jusqu’à ce que lesdivisions ayent regagné leurs dis-tances : pour-lors le Capitaine dePiquet fait battre la marche parson Tambour : celui des drapeauxrépond : à ce signal celui de latête recommence à battre auxchamps : la colonne se. remet enmarche.
Les Cavaliers & Dragons à piedmarchent ensemble â ia fuite de leurtroupe fous ie commandement d’unOfficier. Les troupes , autres quecelles de la Maison du Roi, dontle plus court chemin seroit de tra-verser Paris, ne doivent pas pasièrfans ordre dans cette Ville. Lestroupes font halte , Jorsqu’ellesfont rencontrées par un Prince duSang , & par un Officier généralen service : elles se mettent enbataille , & rendent les honneursqui font dûs.
Lorsque deux troupes en mar-che l'e rencontrent, chacune quittele chemin , fe porte fur le terfeinfa droite ; elles lé mettent en batail-le Pune vis - à - vis de l'autre, & semettent en marche après ces hon-neurs respectivement rendus. Si
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le ferrein ne permet pas cette ma-nœuvre , chacune défile par unou par deux lur la droite , lors-que le défilé eít tel, qu’iì ne puisièpasièr qu’un homme de front. Latroupe qui est arrivée la ptemiere,doit pasièr; l’autre fait halte , fan*avoir égard au rang ni â la disie-rence des Corps.
Le Commandant fait faire hal-te à la troupe pendant une heure,ou deux à moitié chemin du loge-ment. Lorsque la marche est lon-gue , c’est ordinairement hors desVillages , près de quelque ruiiiëau :il a de plus soin pendant les cha-leurs de détacher un Sergent Stdes Grenadiers , lorsque le batail-lon est à portée de quelque Villagepar OÙ il doit passer , afin qu’rlsaillent à l’avar.ce faire tirer &apporter de seau sur le paslàge dela troupe.
Lorsque l’on traverse des Ville*ou des villages , quelques Offi-ciers restent à la queue de la trou-pe pour la faire ferrer. Si dansla marche quelques Soldats se jet-tent à quartier pour prendre oupour faire queique désordre , onenvoie des Officiers après eux.
Le pommandant fait mettre fatroupé en bataille toutes les foisque" les Employés des Fermes éta-blies fur son paslàge le deman-dent , pour faire la visite des ha-vresacs des Soldats , ainsi que desvalises , coffres & porte-manteauxdes Officiers. Les coffres , &c. ouil se trouve des marchandises decontrebande sonr saisis , ainsi quetous les effets qui s’y trouvent ren-fermés. Le tout est confisqué auprofit des Fermiers généraux , àqui ('Officier paye de plus uneamende de cent livres , qu’on re-tient fur ses appoinremens.
Dans les Villes de guerre > lesMajors des Places doivent fe trou-