INTRODUCTION.
V
moins une source inépuisable d’agréables sen-sations qui arrachent l’homme à cet état d’a-pathie , dans lequel nous ne sentons notre exis-tence que par l’ennui qui nous accable.
Ces considérations forment la partie phi-losophique de cet ouvrage, d ou passant àd’autres non moins importantes, après avoirsignalé les plantes sous ces formes aimablesqui les font rechercher, après avoir remarquéles attributs qui les distinguent les unes des au-tres, nous exposerons ce qu’il y a de plus in-téressant à connaître dans leur organisation,dans leurs fonctions en harmonie avec l’ordregénéral de l’univers, dans leurs rapports entreelles et avec les autres êtres de la nature, dansleur caractère relatif aux localités qu’elles oc-cupent. Nous verrons la végétation, ainsi queje l’ai dit dans un autre ouvrage (i), gaie etriante sur le bord des ruisseaux, élégante etgracieuse dans les vallées , riche , majestueusedans les grandes plaines, cesser d’être lameme lorsqu’elle se montre sur les rochesbrûlantes, ou qu’elle lutte sur les Alpes avec
(i) Leçons de blore, 1 iv. i , chap. i.