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Tome I.
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54 KISCOUfiS SUR LES PROGRÈS

il suffit d’amener celles que l’attention et la ré-flexion peuvent produire naturellement, à la vuede ces couches de gypse, de de pierres

calcaires ou schiseuses, etc. La première idée quinous vient est celle de leur formation. Ont-ellesété produites simultanément avec le globe terres-tre? Ont-elles été sur-ajoutées à son noyau par lasuccession des temps? Voilà déjà deux questionsdu plus grand intérêt, et qui doivent faire la basede toutes nos recherches. La première est facile àrésoudre; on reconnaît bientôt quelle ne peutêtre admise : il suffît, pour la rejeter, des débrisd’animaux marins que nous trouvons dans cer-taines couches, tels que des coquilles, des ma-drépores, etc., dans d’autres, des empreintes deplantes, des squelettes de poissons, etc. Ces êtresorganisés ont donc existé avant la formation deces couches : celles-ci n’ont donc pu les envelop-per qu’au tant qu’elles ont été, avant de se durcir,dans un état de mollesse ou de particules extrê-mement menues ; d’une autre part, elles n’ont puêtre disposées par couches qu’àprès avoir été sus-pendues , délayées ou tenues en dissolution dansun fluide quelconque, particulièrement dans unegrande masse d’eau, qui doit avoir recouverttoute la partie du globe aujourd’hui habitable.Quel vaste sujet de méditation pour celui qui saitobserver !

Nous trouvons ailleurs d’immenses amas detourbes, de houilles, de bois fossiles à des pro-