DE LA BOTANIQUE. 67
facile, pour une plus grande commodité, de réu-nir sous les yeux, dans un coin de jardin , ce qui,en y ajoutant quelques espèces., formerait à peude frais un petit jardin de botanique, suffisantpour la première instruction. Au reste, il ne noussera pas difficile de trouver dans les champs, etmême en abondance, les plantes destinées pournos premières leçons, ayant som de choisir lesplus communes, afin de les avoir à notre dispo-sition, sans beaucoup de peines, et d’en suivreles développements. Quelques vases de fleurs pla-cés sur les croisées de nos appartements, et sesuccédant les uns aux autres, procureraient lemême avantage aux personnes asservies à une viesédentaire.
Familiarisés avec l’analyse des plantes, nouspouvons maintenant passer à l’examen des espè-ces et des genres. Jusque là nous n’avons vu, enquelque sorte, que des individus plus remarqua-bles par leur éloignement les uns des autres, quepar leur liaison; d’où il est résulté que la distinc-tion entre ces plantes n’a pas pu nous embar-rasser : mais, à mesure que nous étendrons nosrecherches, nous verrons d’autres plantes se rap-procher des premières par des intermédiaires quiaffaibliront peu à peu les traits qui nous les ontfait distinguer avec tant de facilité. L’embarrrass accroît avec l e nombre, et nous fait sentir lanécessité de mettre, au milieu de tant d’objets,un ordre qui en éloigne l a confusion : la nature
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