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Tome I.
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DISCOURS SUR LÉTUDE

naturelle ou artificielle, offrent d’autres difficul-tés : s’il est des genres naturels, et qui, en quelquesorte, se présentent à nous tout form és, il en est unplus grand nombre de purement arbitraires, sou-mis cependant à certaines règles en partie dictéespar la nature : ainsi, il est aujourd’hui bien re-connu que les caractères génériques doivent êtretous pris dans les diverses parties des fleurs; queles différences notables qui existent entre ellesconstituent les genres ; que les mêmes parties ,importantes dans certains genres, cessent de l’êtredans d’autres ; que des genres, même très-naturels,ne sont souvent établis que sur la considérationd une seule partie , quoiqu’il existe de la diffé-rence dans les autres : tel est , par exemple, legenre casse., très-bien caractérisé par la forme dela corolle et par la disposition des organes sexuels,mais dont la forme des fruits est très-variable,selon les espèces; tandis au contraire que dansles géranium , les fruits seuls les caractérisent, etnon la corolle et les étamines. Malgré ces diffé-rences , ces deux genres se reconnaissent au pre-mier aspect avec facilité. Essayer de les dilacérer,et employer les différences qui existent dans leursautres parties pour la formation d’autres genres,c’est créer, pour ainsi dire , autant de genres qu’ily a d’espèces , et en multiplier le nombre à l’in-fini. De la négligence de ces principes et autressi bien exposés par Linné , sont résultés ces dé-sordres introduits dans la science depuis un cer-