84 DISCOURS SUR d’ÉTUDE
doute susceptibles de perfection ; mais les basesen sont aujourd’hui inébranlables : les traiter d’ar-bitraires est une erreur; elles ne le sont pas plusque celles qui, en littérature, prescrivent les rè-gles à suivre pour assurer le succès d’un poèmeépique, d’une ode, d’une tragédie, etc. Cetteétude devient donc indispensable, dès que l’onest parvenu à la connaissance d’un certain nom-bre dé plantes. Il ne s’agit pas seulement de nousfamiliariser avec ces divisions, il faut encore étu-dier les principes sur lesquels elles sont fondées.Quel livre plus propre à remplir ce but que lePhilosophia botanica de Linné , qu’il ne suffit pasde lire, mais qu’il faut méditer constamment,ouvrage d’un génie créateur, l’égide de la science,et qu’aucun de nos Zoiles modernes n’a encoreentrepris de réfuter, malgré les injures dirigéescontre son immortel auteur.
Il me reste à dire deux mots de cette partiede la botanique, distinguée sous le nom dephysiologie végétale , qui constitue la véritablescience du botaniste philosophe. A la vérité,on peut bien, sans elle, apprendre à distin-guer* à caractériser les plantes ; mais avec elleles distinctions, les caractères sont bien moinsarbitraires, étant appuyées sur l’essence intimedes végétaux. Cette science nous fait connaîtretout ce qui a rapport à 1 organisation, aux fonc-tions des végétaux, et en même temps quels sontles organes essentiels dont l’influence est la plus