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Tome I.
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t36 DISCOURS SUR LES PROPRIÉTÉS

Il semble qu’alors existait une sorte de rivalitéentre les esprits pour établir.les propriétés desplantes sur des principes de plus en plus ridicules.Toutes les imaginations ardentes, les cabalistes,les mystiques, les alchimistes, les négromanciens,etc., une foule d’extravagants qui se prétendaientinitiés aux mystères de la nature, trouvèrentdans les plantes une ample matière pour leursrêveries, et dans les préjugés du peuple des es-prits disposés à les recevoir.

Les prétendus physionomistes appliquèrentleur vaine science à la forme extérieure desplantes, et aux rapports qu’elles semblaient avoiravec certains animaux ou quelques-unes de leursparties : ils commencèrent par leur en appli-quer le nom, comme la serpentaire , le pied delion , le pas d’âne , la queue de souris , etc. ; ilsen établirent les propriétés d’après ces différentsrapports.

Porta est un de ceux qui s’est le plus distinguédans cette partie. Si ses ouvrages eussent été pu-bliés de nos jours, on aurait pu soupçonner qu’ilsn’étaient qu’une ironie imaginée pour faire sentirle ridicule des principes sur lesquels on appuyaitles propriétés des plantes : mais il a parlé très-sé-rieusement, et a été cru de même, malgré les as-sertions les plus extravagantes. Je me bornerai à

morbüs oriri statuens e prédominante acîdo > aikali vel viscido , fermeo-tationibus in subsidium vocatis. linn. Àmœn. I. o.