DES CONFEKVES. I63
de verdure, très-souvent salies par les débris desplantes en putréfaction ; elles ne sont, aux yeuxdu vulgaire, qu’une sorte d ecume rejetée par leseaux : aussi les anciens botanistes n en ont-ils faitaucune mention , et ceux qui leur ont succédése sont bornés à les ranger parmi les algues.
On trouve cependant le nom de conjerva em-ployé par Pline, pour une plante qui paraît eneffet se rapprocher beaucoup de nos conferves:cet auteur ne la cite que pour en raconter uneguérison dont il certifie la réalité. Un homme ,précipité du haut d’un arbre qu’il émondait, s’é-tait fracturé presque tous les os : il fut guéri très-promptement par le soin que l’on prit de lui en-velopper tout le corps de conferve, ayant l’atten-tion, à mesure qu’elle se séchait, de l’humecterde l’eau du malade. Il est très-probable que lesforces de la nature et la vigueur du sujet aurontplus contribué à'sa guérison que ce prétendu remè-de. C’ est cependant d’après ce fait que cette plantea été nommée conferve , du mot latin conferru-’ninare (souder). Quoi qu’il en soit , je n’ose-assurer que la plante de Pline soit une véri-
e conferve: d’après lui, elle croît dans les ri-vicrcs 0*1 ^
" H Ul descendent des Alpes ; elle lui paraît
etïe plutôt n ni , » n i ,
» i une épongé d eau douce qu une con-
erve, étant fistuleuse et chargée d’un duvet épaiset ve u. es caractères conviennent assez bien àquelqu une de ces espèces pubescentes, et aux-quelles les rameaux très-courts et fins donnent