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V>ES P U ê 1 ■ S. 387
« Si l’on examine attentivement les prétenduscotylédons des autres plantes cryptogames , onverra qu’ils sont d’une autre nature que ceux desplantes plus parfaites, les fougères , en germant,produisent des feuilles semblables a des hepati-
™mrne les mousses produisent des fila-(Tues con
iaments semblables à des conferves.... 11 est en-core à remarquer que ces cotylédons ne sont pas,comme dans les plantes parfaites, déjà formésdans la graine, mais qu’ils sont le produit de lavégétation : ainsi ils ne sont pas de vrais cotylé-dons , mais un premier âge ou un premier étatde la plante. C’est ce qui explique pourquoi ilspersistent plus ou moins long-temps dans leurpremier état avant de se transformer en une au-tre plante , et pourquoi même ils disparaissent
souvent, avant que cette transformation ne soitaccomplie. »
Depuis ces expériences de M. Agardh,M. Vau-cher est parvenu à voir paraître la véritable tigedes prêles. Tout, s’est passé d’abord à peu prèscomme l’avait observé M. Agardh. La graine s estenflée ; elle s’est divisée à son sommet en deux ,trois ou plusieurs lobés, qui se sont successive-ment développés, et ont émis des radicules parlesquelles ils se fixaient au sol ; ils ont enfin for-mé des gazons d’un vert gai, occupant quelquefois •l’étendue d’une ligne de diamètre. Ce ne sont nides conferves ni des productions confervoïdes ,comme le pense M. Agardh , mais des productions