0Q2 HISTOIRE O-ES PLAINTES.
Il n’est, dans les productions de la nature, att-rcune forme qui ne plaise à l’œil, soit par elle-même , soit par ses rapports, ses contrastes ouson harmonie avec celles qui lui sont opposées.Si nous rappelons toutes celles des plantes quenous avons observées précédemment, quelle ad-mirable variété ne nous ont-elles pas offerte ! Main-tenant, quel effet ne produisent pas ces prèleslorsque nous les considérons dominant l’herbe desmarécages par leurs longues tiges fistuleuses, lesunes chargées de feuilles, ou plutôt de rameauxverticillés , très-nombreux, ayant, par leur en-semble, l’apparence d’une queue de cheval, queles Grecs auraient pu assimiler également à lalongue chevelure d’une clés divinités de leurs fleu-ves, sortant du sein des eaux : telle est particuliè-rement la pkêle des champs ( equisetum aivense,Linn.); celle des fleuves ( equisetum fluvialUe ,Linn.), très-abondantes dans les prés humides etles marais, dont les tiges sont de deux sortes, lesunes stériles, garnies de rameaux nombreux, très-longs, placés en verticilles à la base d’une gainedentée ou crénelée à son orifice; d’autres, ferti-les , très-simples, dépourvues de rameaux , ter-minées par un bel épi épais et conique.
Cette différence entre les tiges stériles rameu-ses et les tiges nues fructifères produit dans leurport une variété très - agréable ; elle existe dansla plupart des espèces. Les tiges fructifères semontrent les premières hors de la terre, comme