HISTOIRE DES PLANTES.
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dardant sa langue, et dont la feuille représentela lèvre inférieure.
Cette plante rte paraît convenir aux fougèresque ppir sa fructification : elle n’est point rouléeen crosse à sa naissance ; la tige, qu’enveloppe lafeuille par son pétiole, est en réalité ujjp secondefeuille intérieure plus longue, très-étroite, com-primée , chargée sur ses bords, à sa partie supé-rieure, de deux rangs de petites capsules ovales,bivalves, sans tégument, sans anneau élastique,formant un épi grêle d’un à deux pouces, ter-miné en pointe , quelquefois divisé en deux outrois autres épis. Le bord de l’épi est roulé endedans de manière à faire croire que les capsulessont situées aux deux faces de la feuille ; entrechaque capsule se forme un petit intervalle quifait paraître les bords un peu sinués. Croyant voir,dans cet épi, la forme d’une langue de serpent,on a nommé cette plante ophioglosse en grec;lingua serpentina en latin : on lui a donné en fran-çais les noms vulgaires à'ophioglosse , de lance dechrist, A'herbe sans coutures, parce qu’elle n’apoint de nervures apparentes ; et, je ne sais pour-quoi, celui de lucciole , qui brille pendant la nuit-
Les anciens n’en ont fait aucune mention, 3moins qu’on ne puisse soupçonner que Pline l’ 3 'vait en vue, lorsqu’il parle, sous le nom de lingU 11herba (i) , d’une plante qui croît autour des foi 1 '
et U iK!
(i) Lingua lieiba uascitur cirea fontes. Radix ejns coinbusta